La ministre de la santé et de l’hygiène publique, Khaité Sall, a présenté le projet de transformation du système de santé guinéen comme l’une des premières concrétisations de la vision de développement portée par les autorités à travers le programme Simandou 2040.
Lors de la cérémonie de lancement du projet, la ministre a tenu à préciser que cette initiative « n’est pas un événement isolé ni une cérémonie de plus ».
Selon elle, ce projet « s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, à travers le programme Simandou 2040 ».
« Cette vision repose sur une conviction claire. La première richesse de la Guinée n’est pas enfouie dans son sous-sol. Elle est debout, vivante, dans son peuple », a déclaré Khaité Sall.
Pour la ministre, cette approche explique pourquoi « la transformation de notre capital humain est placée au cœur du Simandou 2040 » et pourquoi « la santé y occupe une place centrale à travers son pilier 5 : santé et bien-être ».
Khaité Sall a souligné que le projet de transformation du système de santé « fait partie de la première vague des projets prioritaires de cette ambition nationale ».
« Il n’est donc pas à la marge de Simandou 2040. Il en est l’un des tout premiers actes concrets », a-t-elle affirmé, ajoutant que « ce que nous lançons aujourd’hui, c’est la traduction sur le terrain, dans une salle d’accouchement et dans un centre de santé, d’une promesse faite à la nation ».
La ministre a précisé que le projet représente « une enveloppe de 95 millions de dollars », composée d’« un crédit de 85 millions de dollars de la Banque mondiale à travers l’IDA » ainsi que d’« un don de 10 millions de dollars du mécanisme de financement GFF ».
Prévu sur une période de cinq ans, jusqu’en 2029, le projet couvrira les sept régions administratives du pays, avec une priorité accordée dans un premier temps à « Kankan, Kindia, Labé et Faranah ».
Selon le département de la Santé, « près de 12 millions de Guinéennes et de Guinéens » seront concernés par cette initiative.
Au-delà des chiffres, Khaité Sall a insisté sur les changements attendus dans la vie quotidienne des populations. « Ce qui compte vraiment, c’est ce qui va changer dans la vie réelle des gens : davantage de femmes accouchant entre des mains qualifiées, davantage d’enfants vaccinés et correctement nourris, de véritables consultations prénatales au lieu d’une visite tardive et anxieuse », a-t-elle expliqué.
La ministre de la santé et de l’hygiène publique a également souligné que le projet introduit une nouvelle logique de financement fondée sur la qualité des prestations fournies aux patients.
« C’est aussi un financement qui ne récompense pas seulement le fait d’ouvrir les portes d’un centre de santé, mais la qualité réelle des soins qui sont prodigués. Car un centre de santé ne doit pas seulement exister, il doit bien soigner », a insisté Khaité Sall.
Le projet accorde une place particulière à la santé maternelle et néonatale, depuis les consultations prénatales jusqu’aux premiers soins apportés au nouveau-né.
« Ce projet place la santé maternelle et néonatale au cœur de ses interventions, depuis la consultation prénatale jusqu’à l’accouchement assisté et aux premiers soins du nourrisson », a indiqué la ministre.
Pour Khaité Sall, l’évaluation du succès de cette initiative se fera avant tout à travers l’amélioration concrète de la santé des mères et des enfants.
« Chaque mère qui rentre chez elle avec son enfant en bonne santé demeure pour moi la plus belle mesure de succès de ce projet », a conclu la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.














