Le porte-parole du Front National pour la Défense de la République (FNDR), Mohammed Lamine Soumah, est monté au créneau pour réagir à la récente sortie de Nondi Kountigui sur la place des jeunes dans les sphères de décision. Dans une déclaration sans détour, il estime que le débat ne devrait pas opposer des personnalités comme Dr Dansa Kourouma et Kéamou Bogola Haba, mais plutôt mettre en avant les valeurs de promotion de la jeunesse défendues depuis plusieurs années.
Selon lui, la vision actuelle des autorités, notamment celle du président de la transition, accorde une place importante aux jeunes et aux femmes. « Aujourd’hui, le président a dédié son septennat à la femme et aux jeunes. Les jeunes doivent désormais être commandés à de grands postes de décision », affirme-t-il.
Revenant sur les critiques visant Dr Dansa Kourouma, Mohammed Lamine Soumah rappelle que la nomination de l’actuel président du CNT avait déjà suscité des débats liés à son âge et à son origine. Il souligne cependant que Kéamou Bogola Haba figurait parmi les premiers à défendre son choix à l’époque.
« Au moment de la mise en place du CNT, certains remettaient en cause Dr Dansa Kourouma à cause de sa jeunesse. Pourtant, Kéamou Bogola Haba avait soutenu qu’il ne fallait pas le priver de cette responsabilité pour ces raisons », rappelle-t-il.
Pour le porte-parole du FNDR, la nouvelle Constitution ouvre désormais la voie à une plus grande implication des jeunes dans les institutions. Il estime que les dispositions permettant à des citoyens de 21 ans d’être députés traduisent une volonté claire d’inclusion politique.
« Il n’y a pas de classe d’expérience. Parler de stagiaires à l’Assemblée, c’est aller trop loin. Les jeunes ont longtemps été utilisés uniquement pour mobiliser dans les meetings. Aujourd’hui, ils doivent aussi participer aux décisions », martèle-t-il.
Mohammed Lamine Soumah appelle ainsi à éviter les comparaisons qu’il juge « violentes » entre responsables politiques et demande à Nondi Kountigui de revoir ses propos. Selon lui, la refondation prônée en Guinée doit reposer sur le respect des valeurs et sur la confiance accordée à la nouvelle génération.
Le porte-parole du FNDR estime également que l’engouement observé autour des candidatures de jeunes aux élections législatives et communales témoigne d’une évolution positive. « Les jeunes commencent à avoir confiance en eux. Aujourd’hui, chacun veut être candidat dans sa commune ou sur la liste nationale, et les familles sont fières », souligne-t-il.
Prenant l’exemple du président français Emmanuel Macron, il insiste sur la nécessité de permettre à la jeunesse d’accéder aux responsabilités. « Il faut donner la chance à cette jeunesse qui a beaucoup subi », affirme-t-il.
Enfin, Mohammed Lamine Soumah a salué le bilan de Kéamou Bogola Haba à la tête du ministère de la Jeunesse et des Sports, évoquant plusieurs réformes engagées, notamment les travaux d’infrastructures et l’amélioration des équipements sportifs. Selon lui, « il faut être aveugle pour ne pas reconnaître les avancées enregistrées »














