Le Premier ministre Bah Oury a présidé, ce mardi, la huitième réunion du Comité de pilotage de la plateforme TELEMO, le Système intégré des marchés publics. Cette rencontre avait pour objectif de faire le point sur les résultats enregistrés depuis le lancement de la plateforme et sur les préparatifs liés à son opérationnalisation effective prévue le 1er juillet 2026.
À l’issue des travaux, le ministre de la communication, de l’innovation et de l’économie numérique a présenté TELEMO comme une réforme majeure dans le processus de modernisation et de digitalisation de la commande publique en Guinée. « TELEMO est l’unique guichet de la commande publique. Aucun ministère sectoriel, aucune autorité contractante ne pourra souscrire à un marché public sans passer par la plateforme TELEMO », a-t-il affirmé.
Selon Mourana Soumah, ce nouveau dispositif rend désormais impossible toute passation de marché en dehors du système électronique mis en place par l’État. « Il devient irréversible et totalement impossible pour une autorité contractante de passer une commande en dehors de TELEMO, en dehors de l’e-procurement, qui constitue désormais l’unique plateforme de passation des marchés publics », a-t-il expliqué.
Il a ainsi invité l’ensemble des acteurs concernés à s’approprier cet outil afin de jouer pleinement leur rôle dans le nouveau mécanisme de gestion des marchés publics. « Ne viendra pas à la passation des marchés celui qui n’est pas sur la plateforme TELEMO », a-t-il averti, soulignant que cette réforme traduit la volonté du président de la République et du gouvernement d’inscrire la Guinée dans une dynamique de bonne gouvernance, à l’image des standards observés dans plusieurs pays de la sous-région et ailleurs dans le monde.
Pour Mourana Soumah, les retombées de cette transformation numérique seront multiples : des économies pour l’État, une plus grande inclusion des opérateurs économiques, davantage de transparence dans les procédures et une modernisation profonde de la gestion des finances publiques. « Cela va nous permettre d’avoir un climat des affaires totalement assaini pour une meilleure attractivité des investisseurs dans notre pays », a souligné le ministre.














