Le ministre du Plan et de la Coopération internationale et du développement a annoncé, devant les députés, une amélioration du classement de la Guinée en matière de risque pays, passant de la catégorie 7 à la catégorie 6. Une évolution qui, selon lui, traduit les efforts engagés par les autorités guinéennes pour renforcer la crédibilité financière du pays et attirer davantage d’investissements étrangers.
S’exprimant devant la représentation nationale, le ministre a souligné que la réalisation des ambitions de développement de la Guinée repose également sur sa capacité à mobiliser des partenaires internationaux en adéquation avec ses priorités nationales.
« La crédibilité de notre ambition dépend également de notre capacité à mobiliser des partenaires internationaux cohérents avec nos priorités nationales », a-t-il déclaré.
Ismaël Nabé a rappelé que la Guinée a obtenu, en septembre 2025, une notation souveraine B+ assortie d’une perspective stable auprès de S&P Global Ratings. Cette notation a été confirmée en mars 2026, avec une perspective relevée à positive.
Il a également annoncé que « le 16 septembre dernier, le Conseil de l’OCDE a accepté la candidature de la Guinée à l’adhésion de son Centre de développement, en lui permettant désormais d’accéder aux données de l’OCDE, les données de planification, les données statistiques ».
Autre avancée mise en avant par le ministre, le relèvement, le 16 octobre dernier, du classement de risque pays de la Guinée, qui passe de la catégorie 7 à la catégorie 6.
Remerciant les parlementaires pour leur implication, le ministre du Plan a assuré que les autorités guinéennes entendent poursuivre les efforts pour améliorer davantage la position du pays.
« Je tiens, monsieur le président de séance, à remercier votre équipe qui, à chaque instant, nous interpellait par rapport à cela. C’est le début d’un commencement, l’objectif principal que la Guinée soit au niveau de catégorie 5 », a-t-il affirmé.
Pour Ismaël Nabé, ces résultats constituent des signaux encourageants qui renforcent la visibilité de la trajectoire économique guinéenne et ouvrent de nouvelles perspectives dans les discussions avec les investisseurs et les partenaires financiers.
Sur le plan de la coopération internationale, il a indiqué que les ressources attendues pour la période 2025-2026 s’élèvent à 284,8 millions de dollars.
À ces ressources s’ajoutent plusieurs engagements financiers, notamment un appui non remboursable de 100 millions de yens de la Chine destiné à des projets à fort impact, ainsi qu’un financement de 8 millions de dollars pour la réalisation de 400 forages d’eau potable.
Le ministre a également évoqué les engagements de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), dont 170 millions de dollars annoncés pour le développement, la structuration et la construction de l’Université de Kankan, ainsi que les 50 millions de dollars du Fonds saoudien pour le développement destinés au péage 2, pour la période 2026-2028.
Concernant les infrastructures routières, Ismaël Nabé a fait état de perspectives de financement de 200 millions de dollars du groupe de la Banque islamique de développement pour l’autoroute Taguelé-Tenené.
Il a toutefois précisé que ces engagements restent tributaires de la réalisation des études de faisabilité par la partie guinéenne, avant leur soumission au Conseil d’administration de l’institution financière.
À cela s’ajoutent les perspectives de financement de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), estimées entre 300 et 310 millions de dollars pour six projets prioritaires, ainsi que les concours annoncés par les partenaires français et japonais dans les domaines des infrastructures et du développement économique.
Le ministre du Plan et de la Coopération internationale a, par ailleurs, mis en avant le renforcement des relations de coopération avec plusieurs pays, notamment le Viêt Nam, l’Azerbaïdjan, l’Australie et la Pologne.
Il a également rappelé la signature, le 30 juin 2026 à Conakry, d’un programme de partenariat pays avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Ce programme vise à structurer un écosystème industriel reposant sur les infrastructures, l’énergie, les compétences, les petites et moyennes entreprises ainsi que la transformation locale.
Enfin, Ismaël Nabé est revenu sur les retombées du cinquième Forum sur le commerce et l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique de l’Ouest et du Centre francophone (WCAF 5), organisé récemment.
En marge de cette rencontre, a-t-il annoncé, le Royaume-Uni a revu à la hausse son ambition d’investissement en Guinée, passant de 1,8 milliard à 2,7 milliards de livres sterling, soit environ 3 milliards de dollars.
Une annonce qui, selon les éléments présentés par le ministre devant les députés, vient conforter la dynamique de mobilisation des financements internationaux engagée par les autorités guinéennes pour accompagner les projets de développement du pays.














