Le président de la République, Mamadi Doumbouya, réaffirme sa volonté de mettre fin à l’incertitude foncière qui pèse depuis plusieurs décennies sur les populations de Simbaya, dans la zone de Wanindara, et de l’île de Kassa. Dans une déclaration adressée à ses compatriotes, le chef de l’État est revenu sur la portée du décret du 16 octobre 2026 portant déclassement des réserves foncières de ces deux localités. Il annonce, au-delà de la régularisation des terres au profit de leurs occupants, la réalisation d’infrastructures sociales de base et promet que les citoyens confrontés à des situations similaires ne seront pas abandonnés.
Revenant sur sa visite effectuée le lundi 19 octobre à Simbaya, le président Mamadi Doumbouya dit avoir été particulièrement marqué par l’accueil des populations, longtemps confrontées à l’incertitude concernant leur avenir sur ces terres.
« Le lundi 19 octobre dernier, en me rendant parmi vous à Simbaya(Wanindara), j’ai vu des visages que l’attente avait marqués, mais que l’espoir n’avait jamais quittés. J’ai entendu vos chants, j’ai serré vos mains, j’ai lu dans vos yeux la joie de ceux qui, après des décennies d’incertitude, retrouvent enfin la paix du foyer », déclare-t-il.
Le chef de l’État rappelle que cette situation a longtemps constitué une source d’angoisse pour de nombreuses familles installées dans ces localités.
« Pendant trop longtemps, des familles entières ont vécu sur ces terres sans jamais savoir si le lendemain leur appartiendrait. Des générations y sont nées, y ont grandi, y ont bâti leur vie à la sueur de leur front, dans la crainte permanente d’être un jour chassées », souligne le président Doumbouya, avant d’affirmer que « cette injustice, l’État l’avait laissée sans réponse. Elle est désormais réparée ».
Pour matérialiser cette décision, le locataire du palais Mohammed V rappelle avoir pris un acte réglementaire destiné à permettre la restructuration et la régularisation des espaces concernés.
« Par le décret du 16 octobre 2026, j’ai ordonné le déclassement des réserves foncières de la zone industrielle de Simbaya et de l’Île de Kassa. Ces terres seront restructurées, régularisées et aménagées au profit de leurs occupants », précise-t-il.
Insistant sur la portée sociale de cette mesure, Mamadi Doumbouya assure aux populations concernées que « ce n’est pas une faveur : c’est un droit que la République vous restitue ».
Au-delà de la question foncière, le président de la République annonce un programme d’aménagement destiné à améliorer les conditions de vie des habitants. Il promet notamment la construction d’infrastructures routières, éducatives, sanitaires et sportives après les opérations de lotissement.
« Je veux vous rassurer pleinement. Après le lotissement conduit par le Ministère en charge de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, l’État réalisera les infrastructures auxquelles vous aspirez légitimement : de nouvelles routes, des écoles pour vos enfants, des centres de santé, des terrains de sport et des aires de jeux. Un quartier ne se résume pas à des parcelles ; c’est un lieu de vie, de dignité et d’avenir », promet le chef de l’État.Dans sa déclaration, Mamadi Doumbouya élargit également son message aux citoyens confrontés à des difficultés foncières similaires, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays. Il assure que leurs préoccupations feront l’objet d’un examen attentif de la part des autorités.
« À tous nos compatriotes qui, à Conakry comme à l’intérieur du pays, vivent encore une situation semblable, je dis ceci : vous n’êtes pas oubliés. Chaque dossier sera examiné avec rigueur et équité. Personne ne sera laissé au bord du chemin. L’État ne vous abandonnera pas dans la détresse », rassure-t-il.
Le président de la République inscrit cette démarche dans sa vision d’un développement économique et social qui, selon lui, doit nécessairement s’accompagner d’une meilleure protection des populations, notamment les plus vulnérables.
« Le contexte a changé. La République de Guinée s’est résolument engagée sur la voie d’un développement socio-économique accéléré, durable et responsable, dont la seule finalité est le bien-être de nos populations. Il n’y a pas de développement véritable sans justice sociale, et pas de justice sociale sans un État qui protège les plus vulnérables », soutient Mamadi Doumbouya.
Pour terminer, le chef de l’État invite les Guinéens à préserver la cohésion nationale et la fraternité entre les communautés.
« Ensemble, préservons ce qui fait notre force : le vivre-ensemble, la fraternité entre nos communautés, et la conviction que la République de Guinée est une et indivisible. Sa terre appartient à tous ses enfants », conclut-il.














