À l’approche de l’entrée en vigueur de l’interdiction des plastiques à usage unique en Guinée, les acteurs du secteur de l’eau minérale se mobilisent. Réunis au sein de l’Union des producteurs d’eaux minérales de Guinée (UPEMGUI), les producteurs d’eau en sachet et en bouteille se sont prononcé sur cette nouvelle mesure.
Les autorités guinéennes multiplient, ces dernières semaines, les actions de sensibilisation afin d’informer les acteurs concernés et les populations sur les dispositions liées à cette interdiction. Dans ce contexte, les producteurs d’eaux minérales assurent vouloir se conformer au décret portant interdiction des plastiques à usage unique.
Très répandue dans le quotidien des Guinéens, l’eau en sachet, appréciée pour son accessibilité et son faible coût, est devenue un produit de consommation courant, disponible dans de nombreux points de vente à travers le pays. Mais cette habitude devrait progressivement disparaître avec l’application de la nouvelle réglementation.
Pour le président de l’Union des producteurs d’eaux minérales de Guinée, l’interdiction constitue un enjeu important pour le pays, notamment sur les plans environnemental, économique et social.
« La question de l’interdiction des plastiques à usage unique est aujourd’hui un enjeu majeur pour la République de Guinée. Sur les plans environnemental, économiques et socials. En tant que président de l’Union des producteurs d’eau minéral de Guinée UPMG, je tiens à être clair. Nous ne sommes pas contre le décret d’interdiction qui vise d’ailleurs à protéger l’environnement. Bien au contraire, voyons chaque jour les dégâts de déchets plastiques dans nos cours d’eau, nos canalisations et notre cadre de vie. C’est pourquoi nous adressons nos chaleureuses félicitations à son excellence monsieur le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’à l’ensemble de son gouvernement pour leur vision », a déclaré Soumeymane Fofana.
Si les producteurs disent adhérer au principe de la mesure, ils souhaitent toutefois disposer d’un délai leur permettant de gérer les stocks déjà disponibles.
Le premier vice-président de l’UPEMGUI, a ainsi appelé les membres de l’organisation à écouler rapidement leurs stocks avant l’échéance fixée.
« Ce que nous demandons à nos membres, c’est d’écouler le stock qu’ils ont le plus vite que possible d’ici le 20. À partir du 20, nous ne perdons pas espoir. Nous sommes des citoyens guinéens, nous sommes des investisseurs. L’État est là pour tout le monde. À partir du 20 maintenant, nous allons nous retrouver et voir ce qu’il y a. Mais on a l’espoir, on sait qu’il y aura une issue favorable dans cette situation », a expliqué Moussa Sidibé,.
Les producteurs d’eaux minérales se disent donc disposés à accompagner les autorités dans la mise en œuvre de cette politique environnementale, tout en espérant qu’une solution sera trouvée pour les stocks existants et les investissements réalisés dans le secteur.














