À l’occasion du Conseil des ministres, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a rappelé aux membres du gouvernement les exigences qui doivent guider la mise en œuvre de la Refondation et du programme Simandou 2040. Le chef de l’État a notamment insisté sur la discipline dans l’exécution des projets et sur la qualité de la dépense publique.
Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a réaffirmé que la Refondation constitue un engagement pris envers le peuple guinéen et que le programme Simandou 2040 en représente la traduction concrète.
« La Refondation n’est pas un slogan : c’est un contrat que nous avons passé avec le peuple souverain de Guinée, et Simandou 2040 en est la traduction opérationnelle », a-t-il déclaré devant les membres du gouvernement.
Pour le chef de l’État, ce programme dépasse les considérations politiques et institutionnelles. « Ce programme n’appartient ni à un homme, ni à un gouvernement, ni à une législature. Il appartient à la Nation. Il engage les générations qui viennent. Et c’est précisément pour cette raison qu’il ne souffre aucune approximation », a-t-il souligné.
Face à cet enjeu, Mamadi Doumbouya a énoncé plusieurs exigences qu’il considère comme non négociables dans la conduite de l’action gouvernementale.
La première exigence porte sur la discipline dans l’exécution des projets et des réformes inscrits dans le portefeuille de Simandou 2040.
« Chaque projet et chaque réforme inscrits au portefeuille Simandou 2040 sont assortis de jalons et d’échéances. Ces jalons ne sont pas indicatifs », a prévenu le président de la République.
Il a ainsi demandé la mise en place, dès ce mois, d’un mécanisme de suivi régulier des performances. « Je veux, à compter de ce mois, un tableau de bord mensuel d’exécution physique et financière, transmis au Secrétariat Général du Gouvernement et au Comité Stratégique de Simandou. Les taux d’exécution seront examinés en Conseil », a-t-il annoncé.
À travers cette mesure, le chef de l’État entend renforcer le suivi des projets et responsabiliser davantage les départements ministériels dans l’atteinte des résultats attendus.
La deuxième exigence concerne la qualité de la dépense publique. Mamadi Doumbouya a rappelé l’importance des financements mobilisés auprès du secteur privé et la nécessité de préserver la confiance des partenaires.
« Nous avons mobilisé, auprès du secteur privé, des financements d’une ampleur inédite dans l’histoire de notre pays. Cette confiance nous oblige », a-t-il fait remarquer.
Le président de la République a, dans la foulée, fixé une ligne rouge en matière de gestion des ressources publiques.
« Chaque franc guinéen engagé doit produire un résultat visible, mesurable et vérifiable. Je ne tolérerai ni le gaspillage, ni la dépense de prestige, ni les marchés attribués en marge des procédures », a-t-il martelé.
Contact@tabala.info














