Khaité Sall, ministre de
À l’occasion du lancement à Conakry des travaux de la 12ème Conférence Africaine sur les Droits et la Santé Sexuels et Reproductifs (ACSHR), la ministre de la santé et de l’hygiène Publique a réaffirmé l’engagement de la Guinée à améliorer l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive. Khaité Sall a notamment insisté sur la nécessité de réduire les inégalités sociales et géographiques qui continuent de limiter l’accès des femmes et des adolescentes aux services essentiels.
Dans son intervention, la ministre de la santé et de l’hygiène publique souligné les efforts engagés par les autorités guinéennes pour renforcer l’offre de soins spécialisés. La construction du Centre national de santé familiale et de reproduction humaine (CNSFRH) constitue, selon elle, l’une des réponses apportées à cette problématique.
« La construction en Guinée d’un centre national de santé familiale et de reproduction humaine (CNSFRH) s’inscrit dans cette dynamique. Elle doit permettre à notre pays de disposer d’une offre spécialisée, moderne et accessible dans les domaines de la santé, de la femme, de la reproduction humaine et de la prise en charge des cas complexes », a-t-elle expliqué.
Pour Khaité Sall, le renforcement des infrastructures sanitaires doit aller de pair avec la mise en œuvre progressive de la couverture sanitaire universelle. L’objectif est notamment de permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder aux soins sans que les difficultés financières constituent un obstacle.
« Dans le même temps, la mise en œuvre progressive de la couverture sanitaire universelle vise à lever l’un des obstacles les plus injustes, renoncer aux soins faute de moyens », a-t-elle indiqué.
La patronne du département de la santé a ensuite résumé l’ambition des autorités guinéennes autour d’un principe qu’elle considère comme essentiel : garantir à chaque femme, quelle que soit sa situation sociale, un accès aux soins de qualité.
« Notre ambition est simple à renoncer, mais exigeante à réaliser. Aucune femme ne devrait perdre la vie parce qu’elle est pauvre. Aucune adolescente ne devrait être privée d’un service essentiel parce qu’elle vit loin. Aucune survivante ne devrait être abandonnée au silence faute d’un dispositif d’accueil et de prise en charge. Nous avançons aussi sur le terrain de la dignité. La prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre sont davantage intégrées aux services de santé », a-t-elle affirmé.
La lutte contre les mutilations génitales féminines demeure également un axe important de cette politique de santé et de protection des femmes et des filles.
« La lutte contre les mutilations génitales féminines mobilise les institutions, les communautés, les professionnels de santé, les leaders religieux et les jeunes », a-t-elle souligné.














