Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime a officiellement lancé, ce mardi 1er juillet, la campagne de repos biologique 2026 sur l’ensemble des eaux maritimes guinéennes. La mesure, qui s’étendra jusqu’au 31 août prochain, vise à favoriser la reproduction des espèces et à assurer la pérennité des ressources halieutiques du pays.
Dans une déclaration, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime a rappelé que cette décision repose à la fois sur les dispositions réglementaires en vigueur et sur les recommandations des services techniques spécialisés.
« Le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime informe l’ensemble des acteurs du secteur et la population que la campagne de repos biologique 2026 est officiellement ouverte du 1er juillet au 31 août 2026 », a annoncé le département.
Selon le ministre, cette période de suspension de certaines activités de pêche constitue une étape essentielle pour la préservation des ressources marines du pays. « Cette mesure, prévue dans les textes réglementaires et fondée sur les avis scientifiques des services techniques concernés, vise à permettre la reproduction des espèces, la reconstitution du stock halieutique et la préservation durable de notre patrimoine marin », a expliqué Fassou Théa.
Concrètement, les activités de pêche industrielle et semi-industrielle seront interrompues pendant deux mois dans la zone maritime comprise entre la ligne de base et les 60 milles nautiques.
En revanche, les autorités précisent que la pêche artisanale demeurera autorisée durant toute la période du repos biologique afin d’éviter toute perturbation dans l’approvisionnement des marchés nationaux en produits halieutiques.
Le département dirigé par Fassou Théa se veut également rassurant quant à l’impact de cette mesure sur les consommateurs. « Pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la disponibilité des produits halieutiques sur le marché », a assuré le ministère.
Pour faire respecter cette décision, le Centre national de surveillance et de police des pêches (CNSP), avec l’appui des forces de défense et de sécurité, mènera des opérations de contrôle renforcées dans les eaux maritimes guinéennes.
Les autorités préviennent enfin que « toute violation des réglementations sera sanctionnée conformément aux dispositions légales en vigueur ».














