Le lancement officiel des projets et réformes du pilier 1 du programme Simandou 2040, consacré à l’agriculture, a été marqué par une annonce majeure de la ministre de l’Agriculture. Devant les autorités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du monde rural, Aminata Kaba a dévoilé un ambitieux plan d’investissements de plus de 18 milliards de dollars destiné à accélérer la modernisation du secteur agricole guinéen.
Selon la ministre, ces investissements s’inscrivent dans une approche globale visant à transformer durablement l’agriculture nationale en intervenant sur l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur. « Nous proposons une approche intégrée couvrant toute la chaîne de valeur agricole. Et pour ce faire, nous devons agir avec méthode et détermination. Le programme Simandou 2040 représente plus de 18 milliards de dollars d’investissement agricole. C’est un signal fort », a déclaré la ministre de l’agriculture.
Pour Aminata Kaba, cet engagement financier traduit la volonté des autorités de faire de l’agriculture l’un des principaux moteurs de croissance économique du pays. « Il engage la Guinée dans une modernisation profonde de son agriculture, dans le développement de filières à haute valeur ajoutée, dans la structuration des infrastructures opératives, dans la création d’agrégateurs et dans la mise en place d’écosystèmes logistiques et agro-industriels performants et innovants », a-t-elle expliqué.
La ministre a souligné que la réussite de cette transformation repose sur une vision cohérente et intégrée, prenant en compte aussi bien la production que la transformation, le transport, le stockage et la commercialisation des produits agricoles. « Pour bâtir une agriculture moderne et compétitive, nous devons agir sur toute la chaîne de valeur », a-t-elle insisté.
Dans cette perspective, la stratégie agricole du programme Simandou 2040 s’articule autour de cinq leviers complémentaires destinés à renforcer durablement la compétitivité du secteur.
Parmi ces priorités figure la modernisation de la logistique agricole, considérée comme un facteur déterminant pour le développement des filières de production. « Aucune agriculture compétitive ne peut émerger sans infrastructures adaptées », a rappelé la ministre.
Afin de désenclaver les bassins de production et de faciliter l’accès aux marchés, le gouvernement prévoit notamment la construction et la réhabilitation de plus de 20 000 kilomètres de pistes rurales. Ce vaste programme sera accompagné de la mise en place de centres de collecte modernes, de magasins communautaires, de plateformes de conditionnement, de chaînes de froid et de corridors logistiques orientés vers les marchés nationaux, régionaux et internationaux.
Selon Madame Kaba, ces infrastructures permettront non seulement de réduire considérablement les pertes post-récolte, mais aussi d’améliorer la qualité des productions agricoles et de garantir un approvisionnement régulier des marchés. « Avec la construction et la réhabilitation de plus de 20 000 kilomètres de pistes rurales, de centres de collecte modernes et de magasins communautaires, nous réduirons les pertes post-récolte, améliorerons la qualité des produits et garantirons un approvisionnement régulier des marchés », a-t-elle affirmé.
À travers ce vaste programme d’investissements, le gouvernement ambitionne de renforcer la souveraineté alimentaire du pays, d’accroître les revenus des producteurs et de créer des milliers d’emplois tout au long des chaînes de valeur agricoles.














