En campagne à l’intérieur pour les élections du 31 mai prochain sous la bannière du Nouveau départ, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, également candidat à ces échéances électorales, a salué le climat de paix qui entoure la campagne en cours. Pour Bogola Haba, le premier enjeu du scrutin reste la stabilité du pays et la préservation de la cohésion sociale.
Selon l’ancien membre du gouvernement, la principale victoire attendue au soir du scrutin sera celle de la paix. Il estime que la Guinée entre dans une nouvelle phase de son histoire politique grâce à l’organisation d’élections qu’il qualifie de pacifiques et inclusives.
« Le soir du 31 mai, la victoire sera d’abord pour la paix. Le premier résultat que nous attendons de ces élections, c’est la stabilité, la paix et la non-violence. Nous n’étions pas habitués à avoir des élections comme ça », a-t-il déclaré.
Bogola Haba souligne que les réformes engagées depuis quatre ans ont permis de poser les bases d’un « nouveau départ » pour le pays. Il s’est réjoui du déroulement apaisé de la campagne électorale jusque-là, tout en remerciant les acteurs impliqués dans le processus.
L’ancien ministre insiste également sur le caractère inédit de ces élections, qui vont combiner, pour la première fois en Guinée, deux scrutins en une seule journée avec trois types de votes distincts.
« Pour la première fois de notre histoire, nous allons combiner deux élections avec trois votes. Nous aurons les élus communaux, les députés au niveau préfectoral et les députés au niveau national, tout cela le même jour. C’est une première », a-t-il rappelé.
Le candidat note aussi l’engouement exceptionnel suscité par ces élections, marqué par une forte présence de candidats sur les différentes listes électorales.
« C’est aussi une première fois que nous allons faire face à une telle pléthore de candidats. Nous n’avons jamais eu autant de candidats comme ça », a affirmé Bogola Haba, estimant que cette forte mobilisation constitue déjà une victoire pour la démocratie participative.
L’ancien ministre voit dans ce scrutin une opportunité de renouvellement de la classe politique, notamment avec une présence accrue des jeunes et des femmes dans les futures institutions locales et nationales.
« Ce nouveau départ va permettre d’avoir beaucoup de jeunes dans les mairies et davantage de femmes dans les conseils communaux et à l’Assemblée nationale », a-t-il indiqué.
Au-delà de l’aspect politique, Bogola Haba a appelé les acteurs électoraux à privilégier l’écoute des citoyens et à prendre en considération toutes les préoccupations exprimées par les populations, y compris dans les langues locales.
Selon lui, le rejet ou l’indifférence face aux plaintes des citoyens peut constituer un facteur de tensions et de violence.
Enfin, le candidat a insisté sur la nécessité de respecter les règles juridiques en cas de contestation électorale. Il a rappelé que les tribunaux demeurent l’ultime recours pour trancher les différends liés aux candidatures ou aux résultats.
« Quel que soit le problème, il y a la loi. Le dernier recours, ce sont les tribunaux qui vont déterminer ce qui doit se passer. La loi reste au-dessus de tout le processus », a-t-il conclu.














