À l’approche des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a instruit les autorités administratives de procéder au remplacement des présidents et membres des conseils de quartiers et de districts ayant démissionné de leurs fonctions ou engagés dans la course électorale sans démission préalable.
Dans une déclaration adressée aux autorités concernées, le ministre explique que cette mesure s’inscrit dans le cadre des préparatifs du double scrutin et vise à garantir la continuité du service public ainsi que la stabilité de l’administration territoriale.
Selon le département, plusieurs responsables locaux ont quitté leurs postes respectifs, tandis que d’autres figurent sur les listes de candidature aux élections législatives et communales sans avoir préalablement démissionné, contrairement aux dispositions prévues par le Code électoral.
Face à cette situation, Ibrahima Kalil Condé demande aux autorités compétentes de prendre, « sans délai », toutes les dispositions administratives et réglementaires nécessaires afin d’éviter toute vacance susceptible d’affecter le fonctionnement normal des collectivités de base et le bon déroulement du processus électoral.
Le ministre insiste notamment sur le respect strict des lois et règlements régissant les collectivités locales et les conseils de quartiers et de districts. Il appelle également à l’implication effective des autorités locales et des structures communautaires dans le processus de désignation ou de remplacement des responsables concernés.
Dans ses instructions, le patron de l’Administration du territoire met aussi l’accent sur les principes de neutralité administrative, de transparence et de continuité de l’autorité publique. Il exige par ailleurs la transmission rapide des procès-verbaux, rapports et actes administratifs liés à ces remplacements, ainsi que la prise de fonction immédiate des nouveaux responsables désignés.
Pour le ministre Kalil Condé, ces mesures sont indispensables pour préserver « l’ordre administratif », « la stabilité institutionnelle locale » et assurer un encadrement efficace des opérations électorales sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre dit attacher « du prix au respect scrupuleux » de ces instructions et compte sur l’engagement des autorités administratives pour une application « correcte, diligente et conforme aux exigences légales et réglementaires ».














