Sous la présidence de Mamadi Doumbouya, une rencontre tripartite s’est tenu ce lundi à Conakry avec le président du Libéria, Joseph Nouma Bouakai et celui de la Sierra Leone Julius Maada Bio avec la présence de la ministre ivoirienne des affaires étrangères.
Ce sommet des chefs d’État s’inscrit dans le cadre de « préserver la stabilité le long des frontières communes, à renforcer la coopération en matière de sécurité et à consolider les relations de fraternité et de bon voisinage entre les trois pays ».
Au cours de cette rencontre, les trois présidents ont examiné « la situation sécuritaire à leurs frontières respectives, en accordant une attention particulière aux récents incidents ayant engendré des tensions entre certaines communautés frontalières ». tout en exprimant leurs « préoccupations face à la prolifération des crises et des conflits à l’échelle mondiale, dont les répercussions économiques, sécuritaires et humanitaires affectent particulièrement les pays en développement ».
S’engageant pour « les principes de souveraineté, d’inviolabilité des frontières, d’intégrité territoriale, d’indépendance politique, de bon voisinage et de fraternité, lesquels constituent le socle des relations d’amitié et de coopération entre les trois nations », ils appellent au « retour du statu quo de coexistence pacifique entre les communautés frontalières ». Et d’afficher une volonté d’aller en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement au sein de l’Union du fleuve Mano.
Les partis ont réitéré leur volonté de « résoudre les différends frontaliers entre les États membres de cette organisation par des règlements diplomatiques conformément à l’article 33 de la Charte des Nations Unies. Les partis se sont engagés à poursuivre une coopération sécuritaire conjointe afin de lutter contre l’insécurité, le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et le trafic illicite » et promouvoir « conjointement des activités économiques dans les zones frontalières au bénéfice de la coexistence pacifique et de la prospérité de leurs populations respectives ».
Dans le même cadre, ils ont encouragé la poursuite « des initiatives de coopération économique et d’intégration régionale, notamment dans le domaine du commerce, des infrastructures, de l’énergie, de l’environnement ainsi que de la libre circulation des personnes et des biens et services ». Tout en décidant de renforcer « la collaboration entre leurs services de défense et de sécurité, et ceci par l’intensification des patrouilles et des opérations frontalières conjointes, l’échange régulier de renseignements et d’informations sécuritaires, l’établissement de mécanismes de communication rapide entre les autorités locales et les forces de sécurité ».
Dans la foulée, ils ont instruit « les services en charge des questions frontalières de se réunir dans les plus brefs délais afin de prévenir et de contenir tous d’autres incidents et de faciliter le dialogue intercommunautaire et de proposer des solutions concertées ».
tabala.info














