En 2025, la Guinée a enregistré plus de 3 300 accidents de la circulation sur l’ensemble du territoire national, selon les chiffres de l’Agence guinéenne de la sécurité routière (AGUISER). Ces drames ont coûté la vie à plus de 500 personnes, dont 342 hommes, et impliqué 641 véhicules ainsi que 1 888 motos.
Face à cette situation alarmante, les autorités du secteur des transports ont rencontré, la semaine dernière à Conakry, les syndicats des taxis-motos afin de mieux encadrer leur activité et réduire le nombre d’accidents.
Pour le directeur général de l’AGUISER, Thierno Mamadou Barry, le rôle des taxis-motos reste essentiel, mais nécessite une organisation plus rigoureuse. « Ce secteur fait un excellent travail en assurant le transport des usagers. Mais il doit être encadré. Pour cela, il fallait réunir toutes les parties prenantes, échanger avec elles pour trouver les voies et moyens de réorganiser le secteur et réduire drastiquement les accidents de la route », a-t-il déclaré.
Saluant l’initiative, le syndicaliste des taxis-motos, Hassana Traoré, estime que cette activité constitue aujourd’hui un véritable vivier d’emplois. « Le taxi-moto est un secteur privé qui emploie beaucoup de jeunes dans plusieurs villes. Si l’AGUISER, en tant qu’institution de sécurité routière, décide de nous rencontrer pour réglementer ce secteur et que nous arrêtons ensemble plusieurs points, c’est une démarche salutaire », a-t-il reconnu.
De son côté, Mohamed Aliou Kamara, responsable des auto-écoles et de la formation à la Direction nationale des transports terrestres, voit dans cette réforme une nécessité. « Ce sont eux qui transportent nos enfants, nos femmes. Les former, les encadrer et leur donner des règles claires pour éviter les accidents, c’est la meilleure des choses », a-t-il souligné.
Les autorités espèrent ainsi poser les bases d’une réorganisation durable du transport par moto, afin de sauver des vies sur les routes guinéennes.
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