Le Premier ministre Bah Oury a procédé au dépôt officiel de sa déclaration de patrimoine auprès de la Cour suprême. S’exprimant à l’issue de la cérémonie, le chef du gouvernement a rappelé la portée de cet exercice républicain, soulignant qu’il s’agit avant tout d’« une obligation constitutionnelle ».
Dans la foulée, il a insisté sur l’enjeu fondamental de bonne gouvernance et de redevabilité que représente cet acte.
« Lorsqu’on est investi de responsabilités publiques, l’essentiel est d’opérer une distinction claire entre le patrimoine public et le patrimoine privé et d’être, à tout moment, en mesure, conformément au principe de redevabilité, de rendre compte à la population, par l’entremise de la Cour suprême, de la gestion effectuée durant la période où l’on a eu la charge des affaires publiques », a déclaré Bah Oury.
Pour le chef du gouvernement, « c’est une obligation constitutionnelle : elle s’impose au président de la République après son investiture, comme au Premier ministre après son installation ».
« Je viens de remplir cette obligation en déposant le dossier qui prend en compte ma déclaration d’honneur sur l’ensemble de mes biens. Lorsqu’on est en situation de responsabilité, ce qui est très important, c’est de faire la différence entre le patrimoine public et le patrimoine privé, et d’être en mesure, à tout moment, dans le cadre du principe de redevabilité, de rendre compte à la population par le biais de la Cour suprême de ce que nous avons fait durant la période où nous avons géré les affaires publiques. C’est cela qui confère la crédibilité de l’action gouvernementale et la confiance que les citoyens peuvent avoir à l’égard de leurs dirigeants », a-t-il ajouté depuis le palais de la Colombe.
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