Après le coup d’envoi donné par les autorités guinéennes, les opérations de déguerpissement des encombrants physiques se poursuivent au grand marché de Matoto.
Alors que les marchands et les étalagistes vivent dans la débandade, les autorités locales et sécuritaires annoncent la poursuite des opérations.
« Nous nous sommes focalisés sur les ronds-points qui sont devenus des points de non-contrôle, non seulement pour la circulation des véhicules, mais même pour les piétons. Ces coins-là sont pris en otage par des commerçants et des commerçantes installés pêle-mêle, sans autorisation. Nous avons donc procédé à ce déguerpissement pour mettre de l’ordre, comme il nous a été instruit », assure Moussa Diallo, président de la délégation spéciale de Matoto.
De son côté, le directeur des services propres de la ville de Conakry, le commandant Amara Damouroussouma, appelle tout le monde à « respecter les consignes. Que chacun de nous soit le policier, le gendarme, le maire et même le gouverneur de Conakry pour dire : non, ici on ne s’assoit pas, ici on ne met pas les ordures, ici on ne fait pas ce qu’on veut. Si on agit ainsi, je suis sûr que cette opération ne sera pas un feu de paille ».
Dans la foulée, le directeur général de la police a donné des instructions fermes.
« Ne répondez pas à la provocation, mais il faut que la force reste à la loi. Et s’il faut décrocher les quatre groupements, il faut les décrocher, mais que le travail soit fait correctement », ordonne l’administrateur général de police, Djenaba Sory Camara.
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