Les audiences criminelles ont repris au tribunal de première instance de Kankan, où plusieurs victimes réclament justice. Délocalisées à la cour d’appel de Kankan, ces audiences portent sur 22 dossiers inscrits au rôle, dont l’affaire Mohamed Condé, dont les mains avaient été amputées lors d’un conflit communautaire opposant la sous-préfecture de Guérédou-Banama au district de Sanana, le 17 septembre 2024.
Poursuivis pour des faits de viol, d’homicide volontaire, de meurtre, de vol à main armée et d’association de malfaiteurs, les prévenus s’exposent à de lourdes sanctions. Le procureur général près le tribunal de première instance de Kankan promet une fermeté totale à l’encontre des auteurs de ces actes criminels.
« En ma qualité de procureur général, j’ai donné des instructions fermes au niveau des réquisitions. Il n’y a pas de tolérance en ce qui concerne les faits criminels dans la ville de Kankan. J’ai demandé que des peines sévères soient requises, que le maximum des peines soit sollicité auprès du tribunal et que les magistrats du siège portent un regard pointu et attentif dans leurs décisions », a déclaré Marwane Baldé.
De son côté, le procureur près le TPI de Kankan, Fodé Bintou Keita, a assuré que « dans le cadre de notre politique pénale visant à lutter contre la criminalité organisée dans le ressort judiciaire de la cour d’appel de Kankan, nous avons lancé ces audiences criminelles afin que chacun soit situé sur son sort et que les dossiers soient examinés par les juges avec un regard professionnel. Que ceux qui seront reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés à l’issue des débats contradictooires répondent de leurs actes conformément à la loi »
tabala.info














