Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile note plusieurs avancées dans son département depuis l’arrivée de Mamadi Doumbouya au pouvoir. Cependant, assure le général Bachir Diallo, il faut encore des moyens pour poursuivre cette politique.
« Pour mener l’ensemble de nos actions, il y a des conditions à créer. Il faut mettre les fonctionnaires de police et de protection civile dans de bonnes conditions pour mener à bien leurs missions. Lorsqu’on est arrivés en 2021, au lendemain du 5 septembre, nous avons établi un diagnostic rapide et efficace qui a révélé des imperfections, des incohérences et des insuffisances. C’est à partir des résultats de ce diagnostic que nous avons élaboré un plan d’action, et c’est en fonction de ce plan que nous sommes en train d’agir », indique le ministre de la Sécurité et de la Protection civile.
Parmi les imperfections, note Bachir Diallo, figure « le manque criard d’infrastructures. Il faut mettre les fonctionnaires de police et de protection civile dans des locaux où ils peuvent exercer leur mission de façon digne, parce que c’est dans ces mêmes infrastructures que les populations sont reçues. Et ces infrastructures constituent un point fort de notre action un peu partout sur le territoire national ».
Aujourd’hui, comptabilise le patron du département de la Sécurité et de la Protection civile, « nous sommes à plus de 18 infrastructures réalisées en Guinée forestière, en Haute-Guinée, en Basse-Guinée et en Moyenne-Guinée. Ces infrastructures ont permis aux policiers de travailler dans des conditions dignes, et ils en sont fiers. Nos infrastructures ont une particularité : elles sont livrées déjà équipées. Ce sont des bâtiments dotés de mobilier de bureau moderne et d’équipements informatiques. Ils sont aussi autonomes en eau et en électricité. C’est une première ».
Avant, se souvient-il, « on construisait les infrastructures et on demandait ensuite aux fonctionnaires de police et de protection civile de déménager. Les agents étaient obligés de venir avec leurs vieux mobiliers. Vous ne pouvez pas mettre des fonctionnaires dans de nouveaux bâtiments et leur demander d’apporter des tabourets ou des bancs pour s’installer. Ça n’a aucun sens. On s’est battus pour changer cela. C’est une transformation, et pour moi, ça appartient désormais au passé. On ne fait plus d’infrastructures pour la police et la protection civile qui ne répondent pas aux exigences fondamentales ».
Cependant, fait savoir le ministre Diallo, « les seules infrastructures ne suffisent pas pour sécuriser les citoyens et relever tous les défis. Il faut aussi investir dans les ressources humaines et le renforcement des capacités ».
Là également, assure-t-il, « nous avons engagé des réformes extrêmement importantes. Actuellement, nous sommes en train de recruter plus de 3 000 fonctionnaires de police et de protection civile. Une bonne partie est déjà recrutée et suit sa formation. D’autres formations ont eu lieu au niveau opérationnel et sur le terrain. Ce sont des avancées qui viennent s’ajouter aux infrastructures, car il faut renforcer les capacités opérationnelles des forces de police pour leur permettre de remplir efficacement leurs missions »
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