C’est un dossier qui alimente fortement la chronique ces derniers temps à Coyah. Plus de 80 anciens étudiants de l’Institut de Santé Ben Sékou Sylla ont porté plainte contre les responsables de l’établissement devant le Tribunal de première instance (TPI) de Coyah pour escroquerie, faux et usage de faux.
Maître Salif Beyavogui, avocat des plaignants, affirme détenir toutes les preuves de corruption et de délivrance de faux diplômes.
« Si, dès le départ, l’Institut leur avait clairement signifié les véritables conditions d’études et d’obtention du diplôme, sans mettre l’accent en premier lieu sur l’aspect financier, je suis convaincu que mes clients se seraient réorientés vers d’autres établissements pour obtenir de vrais diplômes. Nous avons des documents, des preuves et même des enregistrements. Ils ont tenté de nier les faits, mais ils se sont contredits », soutient l’avocat.
De son côté, Maître Amadou Oury Diallo, conseil de l’Institut de Santé Ben Sékou Sylla, rejette catégoriquement ces accusations et parle d’un acharnement contre ses clients.
« Les infractions reprochées à nos clients ne sont pas constituées. Elles ne sont pas établies. On ne peut pas poursuivre un établissement scolaire agréé depuis 2011, qui a formé plusieurs générations d’étudiants et de promotions, pour escroquerie et usage de faux. Cet acharnement s’explique simplement par le fait que certains n’ont pas obtenu leur diplôme. Or, il n’est pas de la responsabilité de l’établissement de délivrer un diplôme à des candidats qui n’ont pas été admis à l’examen national », a-t-il déclaré.
Les anciens étudiants de l’Institut de Santé Ben Sékou Sylla de Coyah réclament, coûte que coûte, leurs diplômes de fin de formation ou, à défaut, le remboursement de toutes les dépenses engagées au cours des trois dernières années de scolarité.
Le procès a été renvoyé au 10 février prochain pour la suite des débats.
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