Le ministre secrétaire général de la Présidence, Amara Camara, a apporté des précisions sur la vision économique et budgétaire du chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi que sur les grandes orientations de développement de la Guinée à moyen et long terme.
Selon lui, un important travail d’arbitrage est en cours pour déterminer les projets qui seront retenus pour l’année prochaine en matière d’investissements au niveau de la Présidence. « Il s’agit de choisir des projets prioritaires et de les exécuter dans le strict respect des normes et des procédures de passation des marchés publics », a-t-il expliqué, tout en soulignant que les ressources financières peuvent varier, notamment en raison de la volonté du chef de l’État de relever rapidement certains défis à partir de son propre portefeuille.
Amara Camara a surtout insisté sur la rigueur budgétaire du Président de la République. « Le chef de l’État est très rigoureux sur le budget de la Présidence. Depuis 2021, chaque année, il a voulu que la compression commence par lui-même », a-t-il rappelé. Il précise que, malgré des budgets annuels réduits, les missions confiées à la Présidence sont devenues plus importantes. « Nous avons moins de moyens, mais plus de responsabilités. Et pourtant, nous faisons en sorte d’être toujours au rendez-vous de l’action et de l’efficacité », a-t-il ajouté.
Abordant la vision globale de développement, le ministre a révélé que la Guinée dispose désormais d’une feuille de route claire pour les quinze prochaines années. « Aujourd’hui, nous savons exactement quels sont les grands projets à réaliser, quelles réformes doivent être engagées et à quel coût », a-t-il déclaré.
En chiffres, pour faire de la Guinée un pays émergent, il faudra mobiliser environ 200 milliards de dollars sur 15 ans, répartis en trois périodes de cinq ans. « Tous les cinq ans, nous savons précisément ce dont nous avons besoin », a-t-il précisé. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre du passage au budget-programme, afin d’aligner chaque projet sur la vision Guinée 2040.
« Désormais, lorsqu’un projet est proposé — un pont, une école ou une infrastructure — on vérifie d’abord s’il figure dans le programme national de développement et à quel horizon il était prévu. Cela permet d’éviter l’improvisation et d’assurer la cohérence de l’action publique », a expliqué Amara Camara.
C’est dans cette dynamique qu’a été créé le Bureau de gestion des projets, avec des unités de gestion dans chaque département ministériel. Ces structures devront travailler en parfaite harmonie pour assurer une mise en œuvre efficace et coordonnée des projets de développement
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