Les États-Unis ont annoncé, mercredi 14 janvier, la suspension du traitement des visas d’immigrant pour 75 pays, dont la Guinée. Cette mesure s’inscrit dans la politique de lutte contre l’immigration engagée par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche.
Dans un communiqué publié le même jour, le département d’État américain a confirmé le gel des procédures de visas permanents destinés aux ressortissants étrangers souhaitant s’installer durablement aux États-Unis. Selon Tommy Pigott, porte-parole de la diplomatie américaine, cette décision vise à « mettre fin aux abus du système d’immigration américain par ceux qui cherchent à s’enrichir aux dépens du peuple américain ».
La suspension restera en vigueur jusqu’à ce que le département d’État procède à une réévaluation complète des procédures d’immigration. L’objectif affiché est d’empêcher l’entrée de personnes susceptibles de dépendre de l’aide sociale et des prestations publiques américaines.
Avant l’annonce officielle, Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, avait relayé sur le réseau social X un article de la chaîne Fox News évoquant cette décision.
Si la liste complète des pays concernés n’a pas encore été rendue publique, plusieurs États sont déjà cités, notamment la Somalie, la Russie, l’Afghanistan, le Brésil, l’Iran, l’Irak, l’Égypte, le Nigeria, la Thaïlande, le Yémen ainsi que la Guinée. La mesure concerne exclusivement les visas d’immigrant, à la différence des visas non-immigrants, qui permettent des séjours temporaires.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la volonté affichée de Donald Trump de restreindre l’immigration en provenance de pays non européens. Le président américain a, à plusieurs reprises, tenu des propos controversés sur certains peuples, tout en se disant favorable à l’accueil de migrants originaires de pays scandinaves.
Selon le département d’État, plus de 100 000 visas ont déjà été révoqués depuis le retour du républicain au pouvoir, un chiffre record comparé à son premier mandat. De son côté, le département de la Sécurité intérieure affirme que plus de 605 000 personnes ont été expulsées, tandis que 2,5 millions d’autres auraient quitté volontairement le territoire américain.
Les visas de tourisme et d’affaires ne sont pas concernés par ce gel. Toutefois, l’administration Trump prévoit un contrôle renforcé des réseaux sociaux de tous les demandeurs de visa, notamment à l’approche de la Coupe du monde de football prévue l’été prochain aux États-Unis.
Selon une source américaine citée par l’Agence France-Presse sous couvert d’anonymat, l’entrée en vigueur de cette mesure est fixée au 21 janvier prochain.
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