Tout en rappelant que son département a pour mission « la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de la politique du gouvernement dans le domaine de la santé et de l’hygiène publique, ainsi que le suivi de son exécution », le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Oumar Diouhé Bah, est revenu sur les ressources financières allouées à son ministère.
Invité de l’émission L’Heure du bilan, le ministre a annoncé la construction de nombreuses infrastructures sanitaires à travers le pays.
« Pour élaborer et mettre en œuvre la politique du gouvernement, il faut nécessairement un budget. Celui alloué à notre département pour l’année 2025 s’élève à 1 577 milliards 670 millions de francs guinéens. Sur ce montant, 1 203 milliards 750 millions ont été engagés, soit un taux de 76,30 %. En ce qui concerne les paiements, 48,17 % du montant engagé ont été exécutés, ce qui représente 36,75 % du budget global initial », a-t-il expliqué.
Selon le ministre, ces ressources ont permis de couvrir les dépenses de personnel, de biens et services, de transferts ainsi que les investissements. « Il s’agit notamment de l’achat de médicaments, d’intrants et de vaccins, du transfert de fonds aux inspections régionales de la santé, aux directions préfectorales et aux structures déconcentrées pour leur fonctionnement, mais aussi de l’acquisition d’équipements et de la construction d’infrastructures sanitaires. Sur le volet des grands investissements, nous sommes en train de construire des structures de santé un peu partout. Après leur réalisation, il faut également les équiper en mobilier et autres matériels nécessaires », a-t-il précisé.
Au-delà du budget national, Oumar Diouhé Bah a évoqué l’apport du financement extérieur. « Pour l’année 2025, le taux d’exécution du financement extérieur est de 58 %. Nous comptons 12 projets, 13 programmes de santé et quatre unités de gestion dédiées à ces financements », a-t-il indiqué.
Conformément à la lettre de mission du Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique affiche une performance globale de 89 %. « Les 11 % restants sont en cours d’exécution et nous espérons atteindre l’objectif fixé. Cette performance concerne notamment la prévention, la nutrition, la gouvernance, la performance et l’accès aux soins », a souligné le ministre.
Dans le détail, la prévention affiche un taux de réalisation de 88 %, la gouvernance et la performance 79 %, tandis que l’accès aux soins atteint 98 %. « Ces résultats traduisent des avancées majeures en matière de gouvernance, de transparence et de redevabilité », a-t-il ajouté.
Enfin, le ministre a annoncé le renforcement des mécanismes de contrôle, notamment sur l’utilisation des subventions allouées aux hôpitaux nationaux, régionaux et préfectoraux, afin d’assurer une gestion rigoureuse et efficace des ressources publiques
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