Depuis l’étranger, Cellou Dalein Diallo affirme avoir estimé qu’il n’était pas opportun de rentrer en Guinée. L’ancien Premier ministre dit ne pas se sentir en sécurité.
« J’ai commencé à dénoncer les dérives de la junte, notamment sa volonté de confisquer le pouvoir au mépris des engagements qu’elle avait pris. Je me suis alors rendu compte qu’il y avait un risque. Mes amis, ma famille et moi avons estimé que ce n’était pas le moment de rentrer, compte tenu du danger que je représentais face à leur velléité de conserver le pouvoir par la force », explique Cellou Dalein Diallo.
Réagissant aux propos du porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, qui assure que l’ancien Premier ministre peut rentrer au pays sans crainte, le leader de l’UFDG s’interroge : « Où sont Foniké Mengué et Billo Bah, qui s’apprêtaient à organiser une manifestation pour protester contre la fermeture des radios ? Où est aujourd’hui le journaliste Marouane Camara, qui dénonçait les dérives de la junte ? Le général Sadiba Koulibaly, quant à lui, aurait été tué sous la torture, selon certaines sources, parce qu’il prônait une organisation rapide des élections et le retour de l’armée dans les casernes. »
Se présentant comme une cible politique, Cellou Dalein Diallo affirme sur RFI: « J’ai une voix qui porte. J’étais considéré comme un ennemi à abattre, ou à tout le moins à exclure du processus électoral. C’est dans ce cadre qu’on a cherché à me poursuivre et à m’éliminer par la justice. »
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