Lors du Forum sur la biodiversité ce lundi, à Conakry, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, a annoncé la volonté de préserver l’écosystèmes guinéen. À cette occasion, elle a mis en lumière une avancée majeure du pays dans le domaine de la conservation.
Dans son allocution, la ministre a affirmé que la Guinée peut se targuer d’être « le premier pays à concevoir un modèle de compensation des pertes de biodiversité, ou offset, unique au monde ». Ce mécanisme innovant est le fruit d’un processus de compensation écologique destiné à atténuer les impacts négatifs subis par les chimpanzés dans les zones minières exploitées par Compagnie des Bauxites de Guinée et l’ancienne Guinea Alumina Corporation, notamment au niveau du Parc national du Moyen-Baffing.
Elle a souligné que ce modèle repose sur un partenariat solide entre l’État guinéen, le secteur privé et la Wild Chimpanzé Foundation, qui a permis la sauvegarde de milliers de chimpanzés ainsi que d’autres espèces endémiques.
Poursuivant son intervention, Djami Diallo a indiqué que ce forum constitue une étape déterminante pour la mise en place d’un cadre de partenariat stratégique avec plusieurs acteurs, notamment Rio Tinto, Bawo et la CTG. Ces partenaires travaillent depuis deux ans à l’élaboration d’un vaste programme de 14 mécanismes de compensation destinés à atténuer les impacts environnementaux liés à un projet minier structurant pour le développement économique du pays.
Selon la ministre, le cadre de concertation issu de ce forum ne constitue pas une action isolée, mais bien le socle de toute la démarche. Il servira d’espace de dialogue pour définir les limites des aires protégées, les règles d’accès aux ressources naturelles, les modes de gouvernance ainsi que les projets de développement associés.
Djami Diallo a également insisté sur la nécessité de transformer les aires protégées en espaces dynamiques et productifs. « Il s’agit de faire des aires protégées, non pas des espaces isolés, mais des territoires vivants, capables de générer des opportunités économiques, de renforcer la résilience face aux changements climatiques et de valoriser les savoirs et cultures locales », a-t-elle déclaré.
Enfin, la ministre a lancé un appel à l’engagement collectif pour bâtir un réseau national d’aires protégées fondé sur un équilibre entre l’homme et la nature. Elle a rappelé que cette ambition ne pourra se concrétiser qu’à travers le dialogue, la responsabilité partagée et la confiance entre les différents acteurs.
« Ensemble, faisons de ce réseau d’aires protégées une réussite collective au service des générations présentes et futures », a-t-elle conclu
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