Le Premier ministre guinéen, Bah Oury, a salué les avancées enregistrées dans la valorisation des langues nationales en République de Guinée, soulignant une évolution majeure dans la reconnaissance de l’identité culturelle du pays.
Selon lui, la situation a considérablement changé au fil des années. « Aujourd’hui, en République de Guinée, il y a une grande avancée puisque l’utilisation de nos langues nationales est devenue un droit constitutionnel », a-t-il affirmé.
Revenant sur le passé, le chef du gouvernement a rappelé que ces langues n’ont pas toujours bénéficié de la considération qu’elles méritent. « Lorsqu’on parlait de langue nationale, les gens avaient l’air de s’en moquer, parce qu’ils en avaient une certaine expérience en disant “Coco Lana”, quelque chose de ce genre », a-t-il expliqué, évoquant les perceptions parfois péjoratives qui entouraient leur usage.
Désormais, a-t-il insisté, les langues nationales ont acquis une véritable reconnaissance. « Maintenant, c’est devenu droit de cité », a-t-il ajouté, mettant en avant leur importance dans la construction de l’unité nationale et la transmission des valeurs culturelles.
Dans ce contexte, N’ko occupe une place particulière. Pour Bah Oury, la commémoration de l’anniversaire de la création de cet alphabet constitue à la fois un hommage au patrimoine linguistique africain et une illustration concrète des progrès réalisés. « C’est aussi un clin d’œil à la Constitution de la République de Guinée », a-t-il souligné.
Le Premier ministre a également inscrit cette dynamique dans la vision du président de la République, Mamadi Doumbouya, qui prône la promotion des valeurs culturelles et identitaires du pays comme levier de développement et de cohésion sociale














