Le secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Karamo Diawara, a réuni les imams de Conakry autour d’une rencontre d’information et de sensibilisation consacrée au projet Simandou, présenté par les autorités comme le moteur du développement futur de la Guinée. À travers cette initiative, le responsable religieux a voulu mobiliser les leaders spirituels afin qu’ils relaient auprès des fidèles les enjeux de ce vaste programme.
Selon Elhadj Karamo Diawara, l’objectif principal de cette rencontre était d’expliquer aux imams les retombées économiques, sociales et humaines du projet Simandou, afin que l’ensemble de la population comprenne son importance et accompagne sa mise en œuvre.
« L’objectif principal était de leur expliquer les enjeux du développement du projet Simandou. Le président de la République a été investi pour sept ans, et c’est ce projet qu’il a présenté aux Guinéens. Il est donc idéal d’expliquer ce projet de société à toute la vaillante population afin que chacun, en ce qui le concerne, puisse accompagner le chef de l’État », a-t-il déclaré.
Le patron des Affaires religieuses a insisté sur le fait que Simandou dépasse largement le cadre minier. À l’en croire, le programme intègre plusieurs dimensions du développement durable, notamment les infrastructures routières, la santé, l’urbanisme et le renforcement des capacités humaines.
Il a particulièrement mis l’accent sur la formation des ressources humaines, qu’il considère comme la base de tout développement. À ce titre, il a évoqué la Simandou Academy, présentée comme un levier pour former les futurs professionnels du pays.
« Chaque développement dépend des ressources humaines d’un pays. Dans la Simandou Academy, il y a la formation de tous les professionnels de la Guinée. Il faut former les gens pour qu’ils sachent réellement ce qui se trouve sous la terre guinéenne », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général a également souligné les défis dans le secteur de la santé, estimant que le pays souffre encore d’un manque important de médecins spécialistes. Pour lui, le projet prend en compte cette réalité à travers des investissements dans la formation et les infrastructures sanitaires.
Abordant la question de l’urbanisation, Elhadj Karamo Diawara a illustré les difficultés actuelles par une image parlante : « Même si on lave les habits, l’eau va couler sur la porte des autres. »
À travers cette formule, il a dénoncé le désordre dans l’aménagement des quartiers, où l’absence de planification rend parfois l’accès aux concessions difficile. Selon lui, le projet Simandou prévoit une modernisation de l’habitat et une meilleure organisation des villes, avec des espaces clairement définis pour les hôpitaux, les écoles, les services de défense et les autres infrastructures publiques.
Le religieux a enfin évoqué les innovations prévues pour le secrétariat général des Affaires religieuses, laissant entendre que le projet pourrait marquer une avancée historique dans l’organisation institutionnelle du département, une première depuis l’indépendance.
Par cette rencontre avec les imams de Conakry, les autorités religieuses affichent leur volonté de faire des mosquées et des leaders religieux des relais de sensibilisation autour du projet Simandou, considéré comme un pilier majeur de la vision de développement portée par le président Mamadi Doumbouya














