Le ton monte au sein du mouvement syndical de l’éducation en Guinée. Le secrétaire général du Syndicat national de l’Éducation, Michel Pépé Balamou, a annoncé une série de résolutions fortes à l’issue d’une réunion des structures syndicales, tout en accusant certains responsables du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLEG) de jouer « un double jeu » au profit du gouvernement.
Au cœur des revendications, le syndicaliste exige l’application intégrale du protocole d’accord du 3 janvier 2026, signé entre les syndicats de l’éducation et l’ancien gouvernement dirigé par Bah Oury. Selon lui, cet engagement reste à ce jour non exécuté, malgré les attentes des enseignants et du personnel éducatif à travers le pays.
Dans sa déclaration, Michel Balamou a indiqué que la première grande décision prise par les syndicats a été l’exclusion du SLEG du cadre unitaire de revendication. Il justifie cette mesure par un manque de confiance envers certains de ses partenaires syndicaux.
« La première résolution prise était d’exclure le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée, puisque nous avons compris que nos camarades du SLEG ne font pas un franc-jeu avec nous. Ils font le double jeu en faveur du gouvernement », a-t-il martelé.
La seconde résolution porte sur un ultimatum adressé aux autorités. Les syndicats accordent au gouvernement un moratoire de cinq jours, allant du lundi au vendredi prochain, pour satisfaire leurs revendications, notamment l’exécution du protocole signé en début d’année.
Michel Balamou prévient qu’à l’expiration de ce délai, les responsables syndicaux se retrouveront à la Bourse du travail pour une assemblée générale extraordinaire. Cette rencontre devra statuer sur la suite du mouvement.
Selon lui, si aucune avancée concrète n’est enregistrée, cette assemblée pourrait décider du déclenchement d’une grève générale et illimitée à partir du lundi 20 avril 2026 sur toute l’étendue du territoire national.
Cette menace de paralysie du système éducatif intervient dans un contexte social déjà tendu, où les enseignants réclament le respect des engagements pris par les autorités. Une telle grève pourrait fortement perturber les cours dans les établissements publics à quelques semaines de la fin de l’année scolaire.
Avec cette sortie musclée, Michel Balamou ouvre un nouveau front dans la crise syndicale, en pointant directement Aboubacar Soumah et ses alliés du SLEG, accusés de fragiliser l’unité syndicale au moment où les enseignants cherchent à faire aboutir leurs revendications.
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