« Le 5 septembre, quand nous sommes arrivés ici, quasiment aucune préfecture, hormis l’axe habituel de la Basse Côte, n’avait de l’électricité et de l’eau. Aujourd’hui, toutes les capitales de préfecture ont au minimum l’eau et l’électricité ». Ces propos sont du porte-parole du gouvernement qui assure que depuis l’arrivée du président Mamadi Doumbouya au pouvoir, des infrastructures de développement sont en construction en Guinée.
Cependant, Ousmane Gaoual Diallo assure que l’équipe nationale guinéenne va continuer à jouer ses matches de domiciles à l’extérieur encore quelques temps.
« Le Syli va continuer à jouer à l’étranger le temps nécessaire. Mais je pense que ce ne sera plus très long. On l’a déjà vu avec le ministre Béa, ensuite Bogola, et maintenant avec Cellou Baldé : nous avons une certaine continuité de l’action qui fait que les travaux ne retardent pas, au contraire, ils s’accélèrent. Il y a aussi l’impatience du supporter, qu’il faut comprendre », indique le porte-parole du gouvernement.
Toutefois, fait-il remarquer : « C’est bien beau de construire une infrastructure qui va coûter très cher, mais est-ce qu’elle va vivre ? Est-ce qu’on a un championnat pour la faire vivre ? Parce qu’une infrastructure, c’est un investissement qui doit rapporter quelque chose. Nous n’avons aujourd’hui aucun club de dimension continentale capable de remplir un stade de 50 000 ou 70 000 places. Si vous avez un stade de 50 000 places qui accueille à peine 500 ou 1 000 personnes, il y a aussi la question de l’utilité, par rapport au niveau actuel de nos équipes. Donc, il n’y a pas que le stade ».
« C’est vrai qu’il faut faire cette infrastructure parce qu’au-delà du championnat, nous devons accueillir des compétitions de niveau continental ou d’autres événements. Mais après, il faut penser à la pérennisation, c’est-à-dire réinvestir massivement dans les clubs pour qu’ils portent cette dynamique. Des personnes très riches ont pris des clubs en charge, mais jusqu’à présent, on peine à avoir un club qui sort du lot pour remplir ne serait-ce qu’un stade de supporters. Quand vous voyez le Maroc, qui est en train de faire un stade de plus de 120 000 places, c’est parce qu’ils ont la capacité de le faire vivre. On ne fait pas cela uniquement pour la beauté des infrastructures. C’est comme si on construisait une autoroute sans véhicules. Finalement, cela ne sert pas à grand-chose », relative le ministre des transports.
Mais, annonce-t-il « il y a des dispositions qui sont prises pour que les travaux entamés soient disponibles à temps. C’est clairement le schéma que le président de la République a instruit, et c’est dans ce cadre que nous nous inscrivons pour faire aboutir ce projet. Il n’y a pas de recommencement. Le ministre Béa est arrivé à un niveau, Bogola a poursuivi, et moi-même, dans mon domaine, quand je suis arrivé, je n’ai pas recommencé les travaux. Le ministre Félix, là où il a pris avec Yaya, a poursuivi, puis j’ai continué. Voilà, on ne reprend pas à zéro, et c’est ce qui donne souvent ce sentiment d’accélération. Moi aussi, quand je suis parti des Télécoms, il y avait des chantiers presque achevés. Madame est arrivée et a poursuivi. Donc, cette dynamique de continuité des tâches entamées, ainsi que l’exigence du président de finir ce qu’on a commencé, doivent rassurer. Ne perdez pas trop espoir : cela va voir le jour très rapidement », assure M. Diallo.














