Récemment devant le Conseil national de la transition, le gouverneur de la Banque centrale a assuré que son institution a injecté d’importantes ressources pour éviter la crise de liquidités en Guinée. Pour Karamo Kaba, le vrai problème reste la thésaurisation.
« En janvier 2025, la Banque centrale a mis à la disposition des banques 30 milliards GNF pour le public. En janvier 2026, elle a mis 402 milliards à disposition des banques pour le public. On refait le même exercice en février, en mars. Et on arrive au premier trimestre où la Banque centrale a injecté, en 2025, 63 milliards GNF. Cette année, nous avons injecté 1 293 milliards. Donc, le résultat est là. Nous avons injecté comme jamais dans l’histoire moderne de l’économie guinéenne. Au 4e trimestre, nous avons injecté 1 657 milliards GNF. Durant l’année 2025, nous avons injecté 2 800 milliards GNF. Nous avons joué le jeu. Nous avons joué le jeu. On a injecté comme jamais. Le vrai problème est la thésaurisation », s’est expliqué le gouverneur de la Banque centrale.
Et de poursuivre : « Sur 100 billets en circulation en 2022, 71 étaient détenus par le public et 28 à 29 étaient détenus par le système bancaire. En 2023, on est passé de 72 à 73 pour le public, contre 27 pour le système bancaire. En 2024, on était à 86 et 13,9. Et aujourd’hui, près de 96 billets sont dans le public et ne reviennent pas dans le circuit bancaire. Il n’y a que quatre billets qui sont dans le circuit bancaire. Donc, le vrai problème, ce n’est pas l’injection. On peut injecter autant qu’on veut, mais si les billets ne reviennent pas, il y a toujours ce sentiment de manque de billets. Nous pouvons injecter tant qu’on veut, mais si les billets ne reviennent pas, il va toujours y avoir un problème. »
Pour Karamo Kaba, « ce qu’on doit faire aujourd’hui, c’est rassurer les gens (…). Cette fois, on va régler cette crise. On a traversé des périodes plus compliquées dans l’histoire de la Guinée et ça, c’est quelque chose qu’on va régler. Donc laissez-nous juste un peu de temps et vous allez voir que d’ici quelques semaines, la situation va redevenir à la normale »














