Lors de l’adoption de la loi sur le programme Simandou par les conseillers du Conseil national de la transition (CNT), le Premier ministre guinéen, Bah Oury, a salué le rôle joué par les membres de l’organe législatif de transition dans l’élaboration et la vulgarisation du projet de Constitution.
S’adressant aux conseillers nationaux, le chef du gouvernement a rappelé leur implication dans le processus constitutionnel.
« Les membres du Conseil national de la transition, vous avez contribué à rédiger le projet de la Constitution, vous l’avez popularisé, vous l’avez expliqué et vous l’avez développé de telle sorte que les populations guinéennes, dans leur large majorité, se sont reconnues à travers ce projet constitutionnel. Et ensemble, nous avons fait le travail pour que le vote soit massif et c’est cela qu’il faut aussi saluer », a-t-il déclaré.
Pour le Premier ministre, la nouvelle Constitution doit servir de référence durable pour la gouvernance et le développement du pays.
« Cette Constitution, c’est notre boussole, c’est notre ligne directrice en tous points de vue, aujourd’hui, demain et après-demain. Et le Président Doumbouya insistait toujours : faites en sorte que ce ne soit pas quelque chose qui est calqué sur une personne. C’est impersonnel pour la Guinée, pour son développement et pour l’avenir », a-t-il poursuivi, en référence au président de la transition, Mamadi Doumbouya.
Bah Oury a également souligné que la Constitution consacre plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens guinéens, notamment dans les domaines sociaux.
« Cette Constitution a donné, octroyé des droits constitutionnels à nos citoyens : le droit à la santé, le droit à l’école, etc. Ce que vous connaissez bien. Mais cela nécessite des moyens pour que cela puisse se faire, sinon le texte constitutionnel deviendra comme certains l’avaient prétendu par le passé. Une Constitution, ce n’est qu’un chiffon de papier qu’on peut déchirer », a-t-il averti.
Rappelant que la Loi fondamentale adoptée le 21 septembre dernier constitue un engagement envers le peuple guinéen, il a insisté sur le rôle du programme Simandou dans la concrétisation de ces droits.
« Cette Constitution qui a été adoptée le 21 septembre dernier est notre boussole et c’est notre pacte social, c’est notre pacte politique à l’égard du peuple de Guinée. Et le Simandou 2040 doit permettre à ce que la Constitution et les droits constitutionnels de la Guinée puissent être transformés dans la réalité », a-t-il affirmé.
Selon le chef du gouvernement, le programme Simandou, impulsé par le président de la République, constitue aujourd’hui un levier majeur de transformation économique et institutionnelle pour la Guinée.
« Le programme Simandou, tel qu’impulsé par son Excellence Monsieur le Président de la République, constitue aujourd’hui l’un des axes majeurs de la transformation économique et institutionnelle de notre pays. Par l’ampleur des investissements engagés, par les réformes qu’ils impliquent et par les perspectives qu’ils ouvrent pour l’avenir de la Guinée, ce programme appelle une mobilisation rigoureuse de l’ensemble des citoyens de la République de Guinée et plus particulièrement des départements ministériels », a-t-il indiqué.
Dans ce contexte, Bah Oury a insisté sur la nécessité d’un cadre juridique et institutionnel solide pour garantir la réussite d’un programme d’une telle envergure.
« La réussite d’un programme d’une telle envergure repose autant sur la qualité de sa planification que sur la solidité du cadre juridique et institutionnel dans lequel s’inscrit son exécution. La crédibilité et l’efficacité de l’action publique exigent que l’ensemble des décisions administratives, réglementaires et opérationnelles prises dans le cadre de ce programme soient pleinement conformes à la Constitution, aux lois de la République ainsi qu’à l’esprit de notre architecture institutionnelle », ajoute-t-il.
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