Le coordinateur national de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), le Premier ministre Bah Oury, a fait le point sur les démarches engagées depuis plusieurs semaines pour la mise en place de la formation politique GMD – Bâtir Ensemble.
« J’aimerais partager avec vous les informations sur ce que nous avons fait depuis quelques semaines », a-t-il introduit, rappelant le contexte politique intervenu le 26 janvier dernier, à la suite de la démission du gouvernement « par courtoisie républicaine », afin de permettre au Président d’investir et de choisir les hommes et les femmes avec lesquels il entend conduire le septennat.
Dans la déclaration de la Présidence, précise-t-il, il a été chargé « à titre personnel » de travailler à jeter les bases d’un parti politique : la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD – Bâtir Ensemble), à l’initiative du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya.
Depuis lors, des activités de sensibilisation et de concertation ont été engagées. « C’est une tâche particulièrement difficile au regard de l’expérience organisationnelle de l’espace politique tel que nous le connaissions auparavant », a reconnu Bah Oury.
Pour mener à bien cette mission, il s’est entouré de « quelques personnes de confiance, qui ont une grande notoriété dans le pays » et qui l’accompagnent dans le travail qui lui a été instruit par le Président de la République.
Selon lui, des rencontres ont été organisées avec pratiquement tous les acteurs : associations, mouvements politiques, partis politiques, syndicalistes, ainsi que d’autres composantes de la société. « Samedi dernier, nous avons rencontré les femmes », a-t-il souligné.
Une course contre la montre avant le 24 mai
L’objectif affiché est d’aller vite, la date des élections législatives et communales étant fixée au 24 mai prochain. « Il y a deux dynamiques concurrentes qui sont en train de se faire à notre niveau », a expliqué le coordinateur national.
La première consiste à créer formellement le parti. À ce sujet, la Charte des partis politiques exige au moins 11 membres fondateurs par préfecture pour figurer dans le dossier de demande de légalisation.
Au niveau de la GMD, la barre a été placée plus haut. Le directoire dans les préfectures, avec leurs démembrements, a été invité à travailler à la collecte de listes de membres fondateurs dans les sous-préfectures. Samedi dernier, des assemblées constitutives ont été organisées afin de procéder à un tri.
« Il s’agissait de dégager, sur les 200 et quelques membres fondateurs, 11 membres fondateurs représentant les configurations socio-politiques, socio-économiques et socio-culturelles de la préfecture », a précisé Bah Oury.
Dans plusieurs préfectures, le processus s’est déroulé « avec satisfaction ». Dans d’autres, des difficultés ont été relevées. « Mais comme vous le savez, rien ne peut être parfait. Nous allons corriger à la marche tout ce qui a été relativement mal fait », a-t-il assuré.
Un parti à l’image de la Guinée
Le Premier ministre a rappelé la philosophie du législateur en imposant des membres fondateurs dans chacune des préfectures du pays.
« Pourquoi le législateur a demandé que les partis politiques qui veulent obtenir une légalisation doivent avoir des membres fondateurs dans chacune de nos préfectures ? C’est pour éviter que le parti ne soit qu’un clan ou le parti ne soit que la représentation d’une ethnie ou d’une région », a-t-il insisté.
D’où, selon lui, « la nécessité absolue d’élargir les bases » et de faire en sorte que la composition des membres fondateurs reflète la diversité de la société guinéenne.
Les noms retenus figureront dans le dossier de demande de légalisation du parti, avec l’ambition affichée de bâtir une formation politique inclusive, représentative et nationale.
tabala.info














