Le procès en appel de l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané, continue de piétiner devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). L’audience de ce jeudi, qui devait marquer l’ouverture des plaidoiries et des réquisitions, n’a finalement pas pu se tenir.
En cause : l’absence du parquet spécial. Une situation qui a conduit la juridiction à renvoyer l’affaire au 5 mars prochain, au grand dam de la défense.
À la sortie de l’audience, Me Almamy Samory Traoré, avocat du Dr Mohamed Diané, n’a pas caché son indignation face à ce nouveau report.
« C’est dangereux parce que normalement le docteur devait être jugé en appel dans trois mois. Mais aujourd’hui, on est après deux ans de procès en appel. Et tout ça par la faute de la juridiction et du parquet surtout », a-t-il dénoncé.
Pour la défense, ces renvois répétés portent atteinte au droit de leur client à être jugé dans un délai raisonnable. Me Traoré affirme que son équipe est prête à démontrer l’inconsistance des charges retenues contre l’ancien ministre.
« Nous estimons simplement, parce que nous avions promis que nous avions un dossier béton, parce que c’est très facile de démonter les accusations qui ont conduit à la condamnation du docteur Diané en première instance, parce qu’il n’a pas été défendu », a-t-il ajouté.
Condamné en première instance par la CRIEF, Dr Mohamed Diané conteste les faits qui lui sont reprochés et a interjeté appel. En attendant la prochaine audience fixée au 5 mars, la défense continue de réclamer l’accélération de la procédure afin que l’affaire soit définitivement tranchée.
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