Le ministre de l’urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, a rencontré ses homologues en charge de l’Énergie et de l’Assainissement, ainsi que des présidents de délégation spéciale de Conakry. Cette rencontre à lever les contraintes techniques qui freinent l’évolution du chantier de l’autoroute deux fois deux voies reliant Tombo au Port autonome de Conakry.
Au cœur des échanges, deux principaux sujets : l’occupation des domaines de l’État et les obstacles techniques impactant l’avancement des travaux de ce corridor stratégique.
Occupation des domaines de l’État : des fraudes dénoncées
Présent à la rencontre, le président de la délégation spéciale de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, a pointé du doigt des irrégularités liées à l’occupation des terrains.
« En termes d’occupation des domaines, il y a assez de fraudes dedans parce qu’il y a des personnes qui s’incrustent sur nos territoires et se permettent d’offrir ou de créer des faux documents pour donner à des occupants. Et après, les occupants se trouvent forts de ces documents pour affronter les autorités du territoire. Mais si désormais le Département est déterminé à nous accompagner dans la vérification de tous ces documents et à poser le véritable diagnostic, je crois que ce que nous pouvons retenir, l’avenir sera meilleur pour les collectivités », a-t-il déclaré.
Des contraintes techniques à lever avant l’hivernage
De son côté, le ministre Mohamed Lamine Sy Savane a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coordination gouvernementale afin d’accélérer la mise en œuvre du projet.
« Cette rencontre s’inscrit dans la logique d’une synergie d’action gouvernementale pour nous permettre d’avancer très rapidement sur la construction du petit corridor qui quitte Tombo et qui rallie le Port autonome de Conakry. Bientôt les grandes pluies. L’objectif est de viabiliser l’emprise pour permettre à ce qu’une partie de cette route puisse être livrée avant les grandes pluies », a-t-il expliqué.
Toutefois, le ministre a évoqué certaines difficultés techniques encore à résoudre : « Cependant, il y a quelques préoccupations qu’on a partagées par rapport à l’occupation par la SEG d’un côté, mais aussi la haute tension par EDG. Mais l’économie numérique également par rapport à la fibre optique. »
Ces différents points devront être clarifiés et traités rapidement pour permettre l’avancement optimal des travaux avant l’arrivée des grandes pluies, période particulièrement contraignante pour les chantiers d’infrastructures en Guinée.
tabala.info














