Condamné en février 2025 à cinq ans de prison pour détournement de fonds, assortis d’une amende de deux milliards de francs guinéens, l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana a interjeté appel à travers ses avocats.
La défense affirme par ailleurs que les 15 milliards de GNF évoqués dans le dossier se trouvent au Trésor public. Ses conseils dénoncent également la gestion du dossier au niveau de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Pour Me Sidiki Berete, la situation sanitaire de son client suscite une vive inquiétude. « Kassory étant gravement malade, on ne peut pas l’évacuer, on ne peut pas le soigner. On ne peut rien faire selon eux, sauf l’audience au fond. Et si l’audience là aussi, les audiences là sont boycottées, nous attirons l’attention de l’opinion nationale et internationale qu’ils ont la vie de Kassory désormais entre leurs mains », a-t-il déclaré.
De son côté, Me Dinah Sampil va plus loin et plaide pour la disparition de la CRIEF. « Dans le cas de cette personne incarcérée, où est la justice finalement ? On se bat tous les jours pour l’obtenir, impossible. Les acteurs qui sont chargés de l’assumer se débinent à chaque fois. Si mon avis était demandé, j’avoue que j’aurais fait pour que cette juridiction qu’est la CRIEF disparaisse. Parce qu’elle doit disparaître. Elle n’a rien apporté à la Guinée », assure-t-il.
Les avocats de l’ancien chef du gouvernement disent ainsi poursuivre le combat judiciaire en appel, tout en alertant sur l’état de santé de leur client et sur le fonctionnement de la juridiction en charge des infractions économiques et financières.
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