Le ministre des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, est revenu sur le bilan des quatre années de transition, estimant que les résultats enregistrés sur le terrain expliquent le soutien massif accordé au chef de l’État lors du scrutin présidentiel.
« La meilleure façon de mesurer la satisfaction des populations, ce sont les urnes », a-t-il affirmé, rappelant que le président Mamadi Doumbouya a été élu avec 86,72 % des suffrages. Selon lui, la crédibilité du processus électoral ne souffre d’aucune contestation, soulignant la présence d’observateurs nationaux et internationaux, notamment ceux de l’Union africaine et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Tout le monde était là et ce sont des élections transparentes, libres et inclusives », a-t-il insisté.
Pour Morissanda Kouyaté, cette adhésion populaire est le fruit d’un travail structuré autour de trois piliers majeurs mis en place durant la transition.
Le premier pilier, a-t-il expliqué, était d’ordre social. Il s’agissait de promouvoir un dialogue inter-guinéen inclusif afin de recréer la confiance et renforcer la cohésion nationale.
Le deuxième pilier concernait l’économie. À ce niveau, le ministre a mis en avant la relance et l’accélération de grands projets structurants, notamment le programme Simandou 2040, qu’il qualifie de « plus grand projet minier au monde », destiné à transformer durablement l’économie guinéenne.
Enfin, le troisième pilier était politique. « Nous avons évité de faire du copier-coller des constitutions européennes », a-t-il déclaré, soulignant l’adoption d’une nouvelle Constitution qu’il présente comme conforme aux réalités et aux aspirations des Guinéens.
À l’en croire, ces trois axes ont permis de poser les bases concrètes du développement. « Pendant ces quatre années, on n’a pas seulement essayé d’écrire des papiers. On a eu des routes, des échangeurs, le courant est là, toutes les bases du développement sont visibles », a-t-il soutenu.
Pour le chef de la diplomatie guinéenne, le score enregistré par le président constitue à la fois une reconnaissance et un défi. « C’est une récompense pour le chef de l’État, mais c’est aussi une lourde responsabilité », a-t-il conclu, estimant que les attentes des populations demeurent élevées quant à la poursuite des réformes et des chantiers engagés.
tabala.info














