Tout en annonçant la mise en circulation prochaine de nouveaux bus à Conakry et sur les lignes interurbaines, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement promet également l’arrivée d’une nouvelle compagnie aérienne pour desservir la Guinée.
Extraits :
« Nous avons une difficulté concernant les bus actuels, liée, comme toujours, aux dégâts importants enregistrés sur les routes. Des bus ont été achetés et sont déjà là. Un deuxième lot doit arriver, ainsi que les 300 taxis annoncés, qui devraient normalement être livrés avant la fin du mois de février. Le problème des bus, c’est avant tout un problème de réseau.
Aujourd’hui, comme certains d’entre vous ont pu le constater, nous sommes en train de reconstituer les abris et les arrêts de bus. Lorsque vous mettez des bus en circulation, il faut que le citoyen sache précisément où ils s’arrêtent. Il faut installer des arrêts-bus, des abris-bus, définir des trajets clairs. Nous sommes en train de les construire. Vous en avez vu certains à Madina, par exemple. D’ici la fin du mois de mars, une centaine d’abris devrait déjà être installée. Il fallait les commander et les faire fabriquer.
Le deuxième problème, c’est de trouver une société de gestion. Nous avons lancé des appels d’offres restreints qui n’ont pas été fructueux, parce que l’État n’entend pas gérer lui-même les bus. Nous ne voulons pas créer une structure publique supplémentaire avec des fonctionnaires chargés de gérer ces bus. Ce n’est pas notre objectif.
Nous voulons confier ces bus à une société privée, afin qu’ils soient mieux gérés, mieux gouvernés, et que l’État soit en appui pour garantir leur durabilité. Nous avons longtemps expérimenté la gestion directe par l’État dans ce type de structure. On commence par dire que les élèves ne payent pas, que les fonctionnaires ne payent pas, que les militaires ne payent pas, que les plus démunis ne payent pas… et finalement, plus personne ne paye. Or la société a des charges et finit par s’effondrer.
Ce n’est pas ce que nous voulons. Si l’État décide qu’une catégorie ne doit pas payer, alors il doit lui donner les moyens de payer. Si l’on veut que l’étudiant ne règle que 50 %, l’État doit prendre en charge les 50 % restants. On ne peut plus dire simplement que les étudiants ne payent pas. Il suffit alors de multiplier les cartes pour que plus personne ne paie. Si l’État veut exonérer un étudiant, il doit intégrer le coût du transport dans sa bourse. Si l’on veut aider les fonctionnaires, il faut leur verser la compensation correspondante.
Mais lorsqu’ils montent dans le bus, ils doivent payer, avec l’argent qui leur a été alloué. Il faut mettre en place un mécanisme viable pour que les bus durent, car nous n’avons pas les moyens d’en acheter autant chaque année.
Le problème du réseau devrait se résorber d’ici mars-avril. Nous espérons qu’à cette échéance, une société de gestion aura été sélectionnée. À la fin du mois de février, nous lancerons un appel d’offres public pour recruter une entreprise chargée de l’exploitation.
S’il n’y a pas de société de gestion, ce n’est pas moi, en tant que ministre des Transports, qui deviendrai directeur général d’une société publique de transport. Nous voulons attribuer les bus à un opérateur, sous forme de subvention : on vous confie les bus, vous les gérez.
Concernant les bus interurbains, une trentaine d’unités dans le lot attendu sera affectée à l’intérieur du pays. Le principe reste le même : soit la même société les prend en charge, soit nous trouverons d’autres entreprises pour s’en occuper. Il y a également la réhabilitation du dépôt de Matoto, qui doit commencer ce mois-ci. Nous espérons que les travaux seront achevés dans trois mois. Un autre site sera également construit. L’ensemble sera confié à une entreprise.
C’est le même schéma pour la compagnie aérienne. Nous avons déjà un partenaire et les choses avancent bien. Nous espérons que très bientôt, les premiers avions arriveront.
Il ne s’agira pas d’avions entièrement publics. L’État sera actionnaire, mais ce sont des opérateurs privés qui assureront la gestion, afin d’éviter les erreurs du passé, où la mauvaise gestion prenait le pas sur les exigences économiques et conduisait nos entreprises à disparaître avant même de véritablement démarrer. »
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