Le gouvernement affiche clairement son ambition : boucler l’ensemble des échéances électorales en 2026 afin que, dès 2027, le pays puisse se concentrer pleinement sur le développement économique et social.
À l’occasion d’un échange avec la presse, les autorités ont d’abord exprimé leur satisfaction quant au déroulement de l’élection présidentielle et du référendum qui l’a précédée. Elles ont salué le rôle joué par les médias dans la couverture de ces scrutins, estimant que la qualité de l’information diffusée a contribué à préserver la paix et la stabilité.
« Pour la première fois depuis les années 40, notre pays a organisé une ou deux élections majeures qui ne se sont pas soldées par des conflits ou des contentieux de nature à menacer la paix », a-t-on souligné, remerciant la presse pour sa contribution à cette dynamique apaisée.
Cette stabilité retrouvée a également eu des répercussions sur le plan international. La CEDEAO a levé les sanctions et restrictions imposées à la Guinée depuis le 5 septembre 2021. De son côté, l’Union africaine a marqué son accompagnement du processus, tout comme l’Organisation internationale de la Francophonie qui avait déjà desserré certaines mesures, estimant que le pays évoluait dans la bonne direction.
Le retour actif de la Guinée sur la scène continentale est présenté comme un symbole fort, notamment en tant que pays fondateur de l’Union africaine et État ayant donné son premier secrétaire général à l’organisation. Le chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, a d’ailleurs choisi de réserver sa première grande sortie post-électorale à une rencontre continentale, plutôt qu’à une visite bilatérale occidentale, marquant ainsi son attachement au panafricanisme et aux enjeux communs du continent, notamment ceux liés à l’environnement et au développement durable.
Pour les autorités, cette orientation traduit une volonté de promouvoir une Afrique solidaire, stable et tournée vers la prise en charge de son propre avenir, avec des « solutions africaines aux problèmes africains », fondées sur le dialogue et la concertation.
Sur le plan interne, le calendrier électoral reste chargé. Après la présidentielle, le gouvernement prévoit l’organisation des élections législatives, puis des élections communales. De ces scrutins devraient découler les élections régionales et sénatoriales, qui sont des élections indirectes.
L’objectif affiché est clair : achever l’ensemble des processus électoraux en 2026 afin que 2027 et les années suivantes du mandat présidentiel soient « consacrées au développement ».
« Un pays ne peut pas être constamment en campagne électorale. Il faut un temps pour le débat politique, et un temps pour l’action et la mise en œuvre des engagements », a-t-on expliqué. L’idée est de revenir à un fonctionnement institutionnel normal, où les échéances électorales s’inscrivent dans un calendrier républicain clair et accepté par tous.
La Ve République, telle que présentée par les autorités, se veut fondée sur la sérénité, la clarté et le sens de l’État. Elle se veut inclusive, à l’écoute des citoyens, et engagée dans un dialogue constant avec la classe politique et la société civile.
Dans cette logique, les réformes engagées depuis le 5 septembre 2021 devraient se poursuivre dans le respect des institutions et avec la volonté affichée de consolider la stabilité politique pour mieux concentrer les efforts nationaux sur la transformation économique et sociale du pays.
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