Le président Mamadi Doumbouya a profité de son intervention à la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies pour mettre en avant le processus électoral engagé en Guinée. Il a présenté l’organisation des différents scrutins comme l’un des éléments illustrant, selon lui, la capacité du pays à conduire son processus institutionnel avec ses propres ressources.
Dans son discours, le chef de l’État a d’abord rappelé que la Guinée s’est dotée d’une nouvelle Constitution adoptée par voie référendaire.
Sur cette base, il affirme que le pays a organisé « l’intégralité de son cycle électoral direct », comprenant la présidentielle, les législatives et les élections locales, ainsi que l’installation des institutions qui en découlent.
Selon Mamadi Doumbouya, l’ensemble de ce processus a été financé par les ressources nationales.
« Je le dis avec une fierté légitime devant cette Assemblée : aucun de ces scrutins, sur toute l’étendue de notre territoire, n’a connu d’incident significatif, de la part d’aucun des acteurs du processus électoral », a-t-il déclaré.
Le président guinéen en a tiré une conclusion qu’il a souhaité partager avec la communauté internationale.
« C’est la preuve, Mesdames et Messieurs, qu’un pays africain peut organiser, seul, sur ses propres ressources, des élections crédibles, apaisées et acceptées de tous », a-t-il affirmé.
Cette séquence électorale occupe une place particulière dans le récit présenté par le chef de l’État à New York. Il a voulu la présenter comme l’une des illustrations de la trajectoire suivie par la Guinée depuis trois ans.
Au-delà des élections, Mamadi Doumbouya a défendu une conception plus générale de la souveraineté. Il estime que les États africains doivent pouvoir construire leurs institutions et leurs politiques publiques en tenant compte de leurs propres réalités.
Cette position rejoint le fil conducteur de son intervention, largement consacré à l’adaptation des modèles de gouvernance et au respect de la souveraineté des États.
À l’ONU, le chef de l’État a ainsi insisté sur la nécessité pour l’Afrique de s’inspirer des expériences internationales sans nécessairement les reproduire à l’identique.
« Lorsque les modèles de gouvernance sont adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque nation, plutôt qu’importés sans discernement, le développement s’accélère », a-t-il déclaré.
La présidence guinéenne a également présenté cette intervention comme un moment destiné à porter la voix d’une Guinée « souveraine et ouverte au monde ».
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