Après l’évacuation sanitaire de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana et de l’ancien président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a tenu à clarifier les raisons de cette décision. Il assure avoir autorisé leur évacuation à titre exceptionnel, exclusivement pour des raisons sanitaires, tout en rejetant toute interprétation faisant état d’une amnistie, d’une grâce ou d’un quelconque arrangement.
« J’ai autorisé, à titre exceptionnel et pour des raisons exclusivement sanitaires, leur évacuation vers des structures de soins appropriées », a déclaré le chef de l’État.
Mamadi Doumbouya a insisté sur le caractère strictement humanitaire de cette décision.
« Cette décision n’est ni une amnistie, ni une grâce, ni un arrangement. Elle est un acte d’humanité, assumé devant vous », a-t-il affirmé.
Dans son intervention, le président de la transition a également évoqué sa conception de la justice et de la gestion des deniers publics. Il dit vouloir une Guinée où les sanctions sont appliquées sans haine ni acharnement.
« Car je veux une Guinée qui juge sans haine et qui sanctionne sans acharnement. La rigueur que nous exigeons dans la gestion des deniers publics ne procède pas du ressentiment : elle procède de l’exigence », a-t-il déclaré.
Pour Mamadi Doumbouya, la construction de la Guinée de demain ne doit pas reposer sur la rancune ou l’humiliation.
« Nous ne construirons pas la Guinée de demain sur la rancune, ni sur l’humiliation de qui que ce soit », a-t-il assuré.
Le chef de l’État a également lié cette démarche à la question de la réconciliation nationale, qu’il présente comme un processus ne signifiant pas l’effacement du passé.
« La réconciliation nationale n’est pas l’oubli, c’est la capacité d’un peuple à regarder ensemble vers l’avenir, une fois la vérité établie et la justice dite », a-t-il souligné.
Abordant les perspectives du pays, Mamadi Doumbouya estime que la Guinée entre dans une période déterminante et aura besoin de l’ensemble de ses citoyens pour relever les défis auxquels elle est confrontée.
« Notre pays entre dans une ère décisive. Il aura besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, unis, apaisés, tournés vers le travail et la construction », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’objectif des autorités ne se limite pas aux indicateurs de croissance économique, mais doit se traduire par une amélioration concrète des conditions de vie des populations.
« Car ce que nous poursuivons n’est pas la seule croissance des chiffres, mais la prospérité réelle de nos populations : l’école pour nos enfants, les soins pour nos familles, l’eau et l’électricité dans nos foyers, le travail pour notre jeunesse », a-t-il poursuivi.
« Telle est l’unique mesure de notre réussite, et c’est main dans la main que nous bâtirons notre pays », a conclu le président de la transition.
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