Au-delà des considérations purement sportives, Paulo Duarte estime que l’amélioration de l’organisation autour du Syli national constitue une condition importante pour permettre à la Guinée de progresser.
Le technicien portugais, qui affirme avoir passé près de deux décennies en Afrique et travaillé avec plusieurs sélections nationales, dit ne pas rencontrer de difficulté particulière à s’adapter à la Guinée.
« Je suis en Afrique déjà depuis 20 ans. Je suis passé par certains pays : équipe nationale du Burkina Faso, équipe nationale du Gabon, du Togo, de Tunisie. Je suis bien installé », a-t-il indiqué.
Pour lui, les priorités se situent ailleurs.
Il réclame notamment la mise en place de passeports de service pour les joueurs internationaux guinéens afin de faciliter leurs déplacements.
« Nous sommes obligés d’avoir un passeport de service. Nous sommes obligés d’avoir les billets d’avion à l’heure », a-t-il insisté.
L’objectif, selon lui, est de permettre au staff d’anticiper les déplacements et de mieux organiser l’arrivée des joueurs.
« On doit pouvoir donner les billets suffisamment tôt pour permettre à chacun de s’organiser et voir l’arrivée de chaque joueur », a-t-il expliqué.
Paulo Duarte souhaite également que la Guinée puisse disposer de solutions de transport plus rapides après les matches disputés à l’extérieur, notamment lorsque les joueurs doivent effectuer de longs voyages pour rejoindre Conakry.
Il cite le cas de certains internationaux venant de Chine ou des États-Unis.
« Ousmane Kamara vient de Chine et d’autres joueurs viennent des États-Unis. On parle de 27 heures de voyage. C’est pour cela qu’il est important de voyager le plus vite possible après le match », a-t-il expliqué.
Le sélectionneur estime qu’une meilleure organisation permettrait de réduire la fatigue des joueurs et de préserver leur capacité à s’entraîner dans de bonnes conditions.
« Il faut qu’on travaille avec le maximum d’organisation pour éviter de perdre des petits points qui nous fragilisent à la veille du match et dans la préparation », a-t-il plaidé.
Paulo Duarte rappelle que les difficultés administratives ont déjà eu des conséquences importantes sur l’équipe.
« Même contre l’Irlande du Nord, on a perdu sept joueurs et cinq personnes du staff », a-t-il affirmé.
Dans certaines situations, lui-même et d’autres membres de son encadrement auraient été contraints d’assumer des tâches qui ne relèvent normalement pas de leurs fonctions.
« On part de la Guinée avec une équipe professionnelle. On ne peut pas perdre les joueurs à cause du visa », a-t-il martelé.
Pour le sélectionneur, la solution est donc claire : améliorer les procédures administratives et logistiques autour de l’équipe nationale.
« Le visa, c’est fondamental pour qu’un joueur puisse se déplacer. Et pour couper cette difficulté du visa, il faut faire un passeport de service », a-t-il conclu.
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