Prenant la parole lors d’une rencontre entre les autorités guinéennes et des investisseurs, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, a réaffirmé l’ambition des autorités de faire du secteur privé un moteur du développement national.
Djiba Diakité a d’abord salué les échanges entre les acteurs publics et privés, estimant qu’ils témoignent de la capacité des Guinéens à se mobiliser autour des enjeux de développement du pays. « La Guinée est magnifique. Et la preuve, c’est qu’aujourd’hui les Guinéens sont capables de s’associer, de se réunir dans un endroit aussi beau de notre capitale pour parler de l’avenir de ce pays, pour parler du bien-être de nos populations grâce à la vision d’un homme, grâce à l’audace d’un homme, à son leadership, Son Excellence le président Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré.
Selon lui, la Guinée dispose désormais d’une vision claire de son développement, fondée sur une démarche de co-construction entre l’État et le secteur privé. « Désormais, nous avons la chance d’avoir une vision de développement où, clairement, nous sommes dans une approche de co-construction. Nous voulons un secteur privé désormais capable de voir en face un État stratège, un État qui veut que ses entrepreneurs puissent être au cœur de son développement », a affirmé le ministre directeur de cabinet de la Présidence.
Il a insisté sur la priorité accordée aux opérateurs économiques nationaux. « Pour nous, quand on parle de secteur privé, on pense d’abord au secteur privé guinéen. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Comment pouvons-nous ensemble amorcer un développement durable de notre pays ? Pour nous, l’État, c’est l’ordre et la discipline. Nous avons besoin de cette discipline qui est le capital humain », a-t-il soutenu.
À ses yeux, la réussite des ambitions de développement passe également par la formation des ressources humaines. « Nous avons besoin de continuer à former des Guinéens capables d’absorber tout ce qui est en train d’être initié aujourd’hui comme opportunités pour la Guinée. Il faut saluer cette initiative. Je salue vraiment le travail remarquable du GDB. Nous avons de grandes ambitions. Et cela, c’est grâce au président Doumbouya, grâce à son leadership et à sa clairvoyance. Mais c’est aussi grâce à nous tous, les Guinéens, qui montrons au quotidien que nous sommes capables de faire avancer ce pays, que nous sommes capables d’utiliser nos diversités culturelles comme une richesse qui n’existe nulle part ailleurs au monde », a-t-il déclaré.
Djiba Diakité a enfin plaidé pour une nouvelle approche de l’économie informelle, qu’il préfère qualifier d’« économie non structurée ». « Pour nous, la femme qui vend le poisson fumé au marché, les commerçants de Madina que nous qualifions, dans la lecture de l’État, d’économie informelle, en réalité, c’est tout simplement de l’économie non structurée. Les motos-taxis, c’est pareil. Dans nos économies, la femme qui vend le piment au marché ou les beignets à un rond-point, c’est en réalité notre très petite entreprise. Quelle est l’intelligence que l’État a pour structurer cette économie, pour l’accompagner, pour faire en sorte que ces activités économiques, qui créent de la richesse et de l’emploi, puissent impacter le développement commun, que leurs contributions puissent être utilisées demain pour construire des écoles, des hôpitaux, des routes, et ainsi de suite ? », a conclu Djiba Diakité.














