Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Bah Oury, a reçu au Palais de la Colombe la Gouverneure de la ville de Conakry, le Secrétaire général du ministère de l’Urbanisme ainsi que les treize (13) présidents des Délégations spéciales des communes de la capitale, à la suite des opérations de déguerpissement menées dans le Grand Conakry.
Au cours de cette rencontre, le Chef du Gouvernement a exprimé ses préoccupations face aux difficultés observées après les opérations de libération des emprises publiques.
« Nous avons hérité d’une longue pratique de mauvaise gouvernance qui fait que les marchés qui devraient être installés ont été spoliés et vendus. Les cimetières ont été spoliés, vendus. Là où on devrait construire des écoles, tout cela a disparu », a-t-il déclaré.
Insistant sur la pression démographique et les besoins croissants des populations, il dira que « la population ne fait que croître et les besoins indispensables doivent être satisfaits ».
Pour le Premier ministre, aucune politique d’assainissement ne peut produire des résultats durables sans anticipation et sans mesures d’accompagnement adaptées. Il a averti contre une gestion improvisée de la situation : « À la suite du déguerpissement, on ne peut pas laisser les gens dans la nature parce que sinon la nature a horreur du vide. Si on ne trouve pas de place, on cherchera une autre place. Même si ce n’est pas l’endroit initial, on cherchera autrement. Donc on sera toujours dans la logique, disons, de cette lutte sans fin. Et ça, ce ne serait pas utile. »
Donc, poursuit le locataire du palais de la Colombe « les déguerpis qui n’ont pas pu relocaliser, qu’on le sache et qu’on cherche une solution alternative le plus rapidement possible dans la commune. Ça, c’est l’urgence ».
Refusant une gestion ponctuelle des crises, il note que « ça ne sert à rien de régler les questions comme des sapeurs-pompiers et de ne pas éteindre définitivement le feu. D’où la nécessité absolue pour les 13 collectivités locales et peut-être même pour certains centres d’indiquer les espaces susceptibles d’être aménagés ou d’être affectés pour la construction de véritables marchés, dignes de ce nom. Parce que c’est ça la solution définitive ».
Enfin, le Chef du Gouvernement a assuré que l’État accompagnera les collectivités dans la recherche de solutions pérennes : « il faut trouver l’espace et à partir de ce moment-là, on mettra tout en œuvre pour rechercher les financements et les modalités d’accompagnement par plusieurs bailleurs pour qu’on puisse construire des marchés dignes de ce nom. »
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