Alors que des différends frontaliers entre la Guinée et ses pays voisins ont conduit au déploiement d’un arsenal militaire, le ministère de la Défense nationale dément toute crise. C’est du moins l’annonce faite par le directeur général de la DIRPA, Ansoumane Toumani Camara, sur la Télévision nationale.
Pour le porte-parole du ministère de la Défense nationale, il s’agit de simples incidents entre des citoyens qui partagent l’histoire et la géographie depuis des siècles. Extraits…
Pas d’inquiétudes…
« Il n’y a pas de crise entre la Guinée et ses voisins, il s’agit de simples incidents localisés entre des citoyens qui, depuis des siècles, vivent ensemble, partagent l’histoire, la géographie et la culture. Donc, on ne parlera pas de crise profonde, parce qu’il n’y a pas eu d’affrontement et l’État est resté maître de la situation jusqu’à date. Donc, ne parlons pas de crise entre les États. Il s’agissait seulement de simples incidents entre des populations voisines. »
Source du problème…
« Il faut se rappeler qu’il y a eu tout d’abord le cas de Koudaya. Koudaya, c’est dans la sous-préfecture de Sandenia, préfecture de Faranah, où des soldats léonais sont rentrés sur le territoire guinéen sans autorisation, et cela a créé des incidents, vite maîtrisés, puisque les 16 soldats léonais qui étaient venus sur le territoire ont été mis à la disposition des autorités militaires de la Guinée et ils sont venus à Conakry.
Les négociations ont commencé et ces soldats ont été remis aux autorités léonaises. Le 2e cas, c’est au niveau de la frontière avec le Libéria, précisément à Kissenet, l’autre rive du fleuve Makona. À cet endroit aussi, ce sont là des situations qui ont dégénéré, pas en affrontement, mais il y a eu des incompréhensions où des populations libériennes réclamaient une portion de cette partie comme étant le territoire libérien.
Et c’est ce qui a prévalu à ces différentes situations qu’on a connues. Et finalement, nous avons vu que l’État a pris toutes les dispositions nécessaires. Les déploiements étaient déjà sur place, puisque tout au long des frontières, il faut le préciser, la sécurité est assurée aujourd’hui, et les services de défense et de sécurité sont permanents pour la sauvegarde de notre intégrité territoriale, mais aussi la libre circulation de la population et de ses biens. »
Entente entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone…
« Pourquoi le président de la République a convoqué le sommet tripartite sous la supervision ou l’observation de la Côte d’Ivoire ? Vous savez que l’Union du fleuve Mano regroupe quatre pays : le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire.
Et ces derniers temps, le président de la République, il faut préciser que la Guinée assure en ce moment la présidence tournante de l’Union du fleuve Mano, a jugé utile, en tant que panafricaniste, de convoquer ce sommet, qui a finalement eu lieu à Conakry.
Pourquoi l’a-t-il fait ? Premièrement, c’est en respectant les principes des Nations Unies. Vous n’êtes pas sans savoir que l’article 33 de la Charte des Nations Unies impose à tous les États du monde de régler les différends frontaliers par des négociations, par des accords diplomatiques ou autres moyens pacifiques.
Donc, cela a orienté le président de la République à convoquer cette rencontre entre le président Maada Bio de la Sierra Leone, le président Joseph Nyuma Boakai du Libéria et le président Mamadi Doumbouya.
La sagesse a guidé le président et, finalement, il a dit : « Venez, nous allons parler en famille. » Et c’est ce qui a prévalu. Ils sont venus, les problèmes ont été discutés en profondeur. Cela a permis vraiment de baisser la tension quand les dirigeants des trois pays s’asseyent autour d’une même table pour parler en profondeur de la situation.
Voilà ce qui a amené le président de la République à convoquer ce sommet, qui a abouti à des résultats très concluants sur le terrain. »
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