Tout en déplorant des cas d’incursion le long de ses frontières avec la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau, les autorités guinéennes saluent le sens du professionnalisme et du patriotisme des soldats guinéens déployés à ces endroits, tout en annonçant qu’aucune portion du territoire ne sera cédée par la Guinée.
Ce samedi, au cours d’une réunion tenue entre des cadres du ministère des Affaires étrangères et les hauts responsables militaires du pays, l’état-major a fourni au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger des « données techniques qui prouvent à suffisance que le territoire guinéen a été offensé ».
De son côté, le patron de la diplomatie guinéenne déplore cette situation. « Nous avons évité le pire parce qu’il y a eu quelques provocations de la part de ces pays frères. Mais le président de la République, le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, a joué sur les deux plans. Un, il a dit que la Guinée ne laissera pas une seule parcelle de son territoire être occupée par qui que ce soit. Il a été formel. Et deuxièmement, il a dit qu’il est prêt, si cela est partagé par l’autre partie, à discuter avec ses frères dans le cadre du panafricanisme », indique Morissanda Kouyaté.
Pour trouver une solution définitive aux différends frontaliers avec ces pays, une réunion des échanges téléphoniques entre le président Mamadi Doumbouya et ses homologues du Libéria et de la Sierra Leone.
« Des échanges qui privilégient la voie du dialogue entre ces trois pays membres de l’Union du fleuve Mano. À la suite de ces conversations, nous avons eu la chance de voir que ces chefs d’État frères ont proposé de venir ici en Guinée pour que l’on puisse s’asseoir autour d’une table », assure M. Kouyaté.
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