Le coordinateur national du parti Génération modernité et développement (GMD) – Bâtir ensemble, également Premier ministre, Bah Oury, a expliqué les fondements et l’ambition du processus de création de cette nouvelle formation politique.
Selon lui, la mise en place du GMD s’inscrit dans le respect de la nouvelle charte des partis politiques, récemment élaborée, adoptée par le Conseil national de la transition (CNT) et promulguée. Cette charte, plus exigeante que celle de 1997, impose notamment un minimum de 11 membres fondateurs par préfecture, y compris dans les communes de la zone spéciale de Conakry, pour prétendre à la reconnaissance officielle en tant que parti politique.
Toutefois, au sein du GMD – Bâtir ensemble, ce seuil a été jugé insuffisant. « Nous avons estimé que 11 personnes par préfecture est un coût insuffisant. Parce que nous voulons montrer d’emblée que l’ensemble de la société guinéenne est intéressé et doit participer au processus de la création de ce parti », a déclaré le coordinateur national.
Pour Bah Oury, cette démarche se justifie par le contexte politique ayant conduit à l’accession au pouvoir du président Mamadi Doumbouya. Il rappelle que ce dernier, candidat indépendant, a bénéficié du soutien d’une multitude d’acteurs : mouvements de soutien, partis politiques, personnalités, autorités morales, simples citoyens, et principalement des femmes.
« Le président de la République n’est pas élu par une fraction de la société guinéenne, il est élu par l’ensemble des représentations de la communauté nationale », a-t-il souligné, insistant sur la diversité territoriale et sociologique du pays, des montagnes à la savane, de la forêt à la côte, sans oublier la diaspora.
Ainsi, le parti appelé à accompagner le chef de l’État dans la mise en œuvre de sa vision doit, selon lui, refléter cet « ADN initial » fondé sur l’inclusivité et la représentativité nationale.
C’est dans cette optique que le GMD – Bâtir ensemble a décidé d’aller au-delà des exigences légales en fixant un minimum de 20 membres fondateurs par sous-préfecture. Une décision qui vise, d’après ses responsables, à traduire concrètement la diversité sociale, territoriale et politique de la Guinée.
À travers cette approche, le coordinateur national affirme vouloir bâtir un parti ancré dans toutes les composantes de la société, où chaque citoyen, quelles que soient sa condition sociale ou son appartenance, peut se reconnaître et participer au processus fondateur.
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