Ce mercredi, lors de la publication des résultats préliminaires du 4e Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), le Premier ministre Bah Oury a déploré l’exode massif des hommes, notamment dans la préfecture de Pita, où les femmes représentent 58,1 % de la population.
En détaillant les chiffres, le chef du gouvernement a pris l’exemple de Pita, qu’il a présentée comme un symbole de ce phénomène migratoire. Sur une population totale de 286 680 habitants, 166 702 sont des femmes, soit 58,1 %, contre 119 978 hommes, représentant 41,9 %.
Selon le locataire du Palais de la Colombe, ce déséquilibre s’explique essentiellement par l’exode des hommes vers l’étranger.
« Cela reflète une réalité : la plupart des gens de Pita sont à Dakar, ils sont à l’étranger. Ce constat impose une approche singulière en ce qui concerne les questions de famille, les questions d’éducation et les besoins d’une majorité de femmes qui se retrouvent très souvent abandonnées et qui doivent survivre par leurs propres moyens », a assuré le Premier ministre.
Toutefois, Bah Oury a également évoqué le contexte politique qu’a connu la Guinée au cours des dernières décennies pour expliquer cette dynamique migratoire.
« Après la chute du premier régime, il y a eu un afflux de retours de ceux qui étaient à l’étranger et le taux est passé rapidement de 95 % à environ 97 % entre 1983 et 1996. Mais le basculement s’est opéré à la fin des années 90, lorsque les crises ont commencé, notamment les conflits au Libéria, en Sierra Leone et les crises intérieures de gouvernance. Dès lors, les citoyens ont massivement repris le chemin de l’exil pour chercher un avenir ailleurs », a-t-il rappelé.
Tabala.info














