Le coordinateur national de la GMD – Bâtir Ensemble, le Premier ministre Bah Oury, a mis en garde contre toute tentative de gestion parallèle dans le processus de légalisation du parti. Le Premier ministre Bah Oury annonce le dépôt des dossiers au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation.
« Au niveau du GMD, nous sommes en train de recueillir les différents dossiers qui nous parviennent de tous les côtés. Nous allons y travailler et nous allons déposer, au plus tard samedi prochain ou le lundi suivant, le dossier au ministère de l’Administration du Territoire », a-t-il annoncé.
Mais le chef du gouvernement tient à clarifier un point essentiel. « Dans ce pays, il y a des gens qui sont beaucoup plus pressés que même la lumière », a-t-il ironisé. Avant de préciser : « La seule personne habilitée à déposer le dossier de GMD – Parti d’Ensemble au ministère de l’Administration du Territoire, conformément à l’instruction du président de la République, c’est moi, Amadou Oury Bah. »
Il dit vouloir couper court aux initiatives individuelles. « Je tiens à le préciser parce qu’il y a des gens qui veulent faire comme Maradona, dribler à gauche, à droite, ou sortir par je ne sais où. Tout cela, c’est l’ancienne politique qui ne peut plus prospérer. »
Pour lui, la nouvelle dynamique doit reposer sur « le sérieux, le respect, la transparence vis-à-vis des Guinéens », ainsi que sur « la nécessité de faire émerger des valeurs d’honnêteté et d’empathie ».
Respecter ceux qui se sont investis…
Bah Oury rappelle que de nombreux hommes et femmes se sont engagés « pendant des mois, voire des années » pour accompagner le projet politique porté par le général Mamadi Doumbouya, ancien président de la transition devenu candidat indépendant, puis élu avec 86,72 % des voix à la magistrature suprême.
« Il est intéressant que ceux-là puissent avoir le privilège de voir leur nom dans les listes qui figureront comme étant ceux qui ont demandé officiellement au ministère de l’Administration du Territoire de légaliser un parti auquel ils ont contribué à donner un sens », a-t-il déclaré.
Toutefois, il insiste : les membres fondateurs dont les noms figureront dans le dossier de demande de légalisation ne bénéficient d’aucun privilège particulier quant aux futures candidatures.
« Ce ne sont pas les membres fondateurs qui auront leur nom encarté pour le dépôt de la demande de légalisation qui seront nécessairement les candidats. Ça n’a rien à voir », a martelé le chef du gouvernement.
Un échantillon représentatif de la Guinée
Le coordinateur national précise que le processus regroupe des profils venus d’horizons divers : partis politiques, mouvements de soutien, syndicats, associations de la société civile — « l’expression concentrée de ceux et celles qui ont soutenu le candidat indépendant Mamadi Doumbouya ».
Il appelle donc à éviter toute querelle interne. « Il n’y a pas lieu de se tirailler, d’appeler quelques éléments pour constituer un groupe compact de soutien afin de faire prévaloir quoi que ce soit. Le processus de sélection des candidats sera fait en son temps, avec des critères qui seront établis par la suite. »
Le premier ministre dit également saluer « tous et toutes ceux qui n’auront pas leur nom parmi les listes des membres fondateurs », expliquant qu’il s’agit d’un échantillon représentatif destiné à refléter la diversité nationale.
« Il y aura des paysans, des ménagères, des sans-emploi, des étudiants, des hommes et des femmes illustres. En d’autres termes, nous voulons que cela reflète la composition sociologique, socioculturelle et sociopolitique de la société guinéenne. En dehors de ça, tout ce que vous entendez n’a aucune valeur », a-t-il conclu le locataire du palais de la Colombe.
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