Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Bah Oury, a présidé la cérémonie d’ouverture des Journées annuelles du Club des Dirigeants de Banques et Établissements Financiers en Afrique, organisées dans un complexe hôtelier de la capitale.
Placées sous le thème : « Le financement de l’Économie africaine : Intelligence artificielle et réglementation au service de l’efficacité bancaire », ces assises constituent un cadre d’échanges et de réflexion visant à renforcer la coopération entre les institutions financières et à dégager des orientations concrètes pour un financement plus performant de l’économie.
Dans son intervention, le Chef du Gouvernement a insisté sur la nécessité de transformer en profondeur le modèle économique national. « Nous voulons une économie diversifiée. Nous ne pouvons plus nous satisfaire de ce qui existait il y a 20 ou 30 ans, où le financement courant des besoins de l’administration constituait la préoccupation essentielle », déclare-t-il.
Pour Bah Oury, la Guinée doit désormais investir massivement dans les infrastructures, la connectivité et le développement du capital humain. « En d’autres termes, investir de manière globale pour que le pays puisse s’adosser sur des fondamentaux solides, permettant une économie émergente et une prospérité durable. Nous devons changer. Nous devons réformer », a-t-il martelé.
Le locataire du palais de la Colombe a également attiré l’attention sur la nécessité d’intégrer davantage les acteurs économiques évoluant dans l’informel, soulignant que de nombreux citoyens désertent le circuit formel au profit d’activités non structurées.
S’agissant du système bancaire, le Premier ministre a plaidé pour une évolution des pratiques. Selon lui, la forte croissance de l’économie guinéenne a entraîné une demande accrue en liquidités, au point d’affecter le fonctionnement du système bancaire. « Notre pratique bancaire doit évoluer. Nous allons continuer, avec beaucoup plus de rigueur, à mettre en place des processus pour que le cash ne soit plus le moyen de paiement le plus utilisé, mais qu’il ne représente qu’un faible pourcentage », a-t-il affirmé.
Un appel clair en faveur de la modernisation du système financier guinéen, avec pour ambition de créer un environnement plus structuré, sécurisé et favorable au développement des acteurs économiques.
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