Après son installation, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a dévoilé plusieurs mesures destinées à renforcer la valorisation du secteur minier guinéen. Selon lui, « les ressources minières doivent constituer un levier de transformation économique, de création d’emplois et de prospérité partagée, dans le respect des normes environnementales ».
Le ministre des mines et de la géologie est revenu sur les acquis enregistrés par son département, notamment le lancement des travaux de construction des raffineries d’alumine de SPIC et de WCAG, présentées comme les premières initiatives de transformation locale d’envergure depuis l’indépendance. Il a également cité l’assainissement du cadastre minier, le renforcement du contrôle et de la collecte des revenus miniers, ainsi que la négociation d’environ 600 bourses d’études dans le cadre du pilier Éducation du programme Simandou 2040.
À cela s’ajoute, selon lui, le reversement de plus de 558 milliards de francs guinéens aux collectivités impactées via le FODEL sur la période 2021–2023.
Bouna Sylla a par ailleurs évoqué « l’encadrement renforcé de l’exploitation artisanale, le lancement des activités de géosciences pour une meilleure connaissance du potentiel minier, mais aussi la mise en service de la plateforme digitale DAMANDA pour une gestion transparente du cadastre minier ».
Se projetant à moyen terme, le ministre a fixé un cap ambitieux : « À l’horizon 2030, nous devons disposer de cinq raffineries pour une capacité cumulée de 6 millions de tonnes d’alumine, consolidant ainsi la transformation locale et l’industrialisation du secteur. »
« Chaque tonne de minerai extrait doit contribuer à bâtir le développement national », a-t-il assuré, avant de promettre que le parton du département des Mines et de la Géologie « poursuivra avec détermination les réformes engagées, afin de faire du secteur minier un pilier stratégique d’une Guinée émergente et prospère »
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