Le préfet de Kindia, le colonel Abdourahmane Keïta, a rencontré ce mercredi les conseillers communaux, les chefs de quartiers, les administrateurs de marchés de la commune urbaine ainsi que les présidents de districts. Objectif : instruire ces responsables locaux à intensifier la sensibilisation des populations afin de libérer et nettoyer les emprises publiques avant le lancement effectif des opérations de déguerpissement.
La rencontre s’est tenue dans la grande salle de réunion de la préfecture. À cette occasion, le représentant de l’État est longuement revenu sur les enjeux sécuritaires, sanitaires et urbains de cette initiative.
« Au jour d’aujourd’hui à Kindia, nos pans sont installés dans la rue, d’autres sont installés sous les emprises. Personne ne peut circuler librement. Même en cas de vol, on ne peut pas sécuriser nos parents parce que les voleurs, dès qu’ils rentrent dans ces embuscades, personne ne peut les circonscrire », a-t-il déploré.
Avant toute action de déguerpissement, le préfet a insisté sur la nécessité de privilégier la pédagogie et le dialogue avec les citoyens. « Avant de commencer à faire le déguerpissement, il faut revenir à la sensibilisation de cette population. Il faut respecter l’être humain, leur dire : oui, nous voulons vous faire ça. En faisant ça, voici les conséquences positives. Mais ne pas le faire, voici aussi les conséquences négatives contre la même population », a-t-il expliqué.
C’est dans ce cadre, poursuit-il, que les autorités locales ont été mobilisées. « C’est pour cela qu’on a invité le maire et tous ses conseillers, les chefs de quartier, les présidents de districts, les administrateurs des marchés, pour que tout le monde soit informé au même niveau qu’incessamment une mission viendra avec le matériel pour dégager ces emprises dans Kindia », a annoncé le colonel Keïta.
Pour lui, Kindia a changé de dimension. « Kindia est une ville maintenant, une banlieue de Conakry. À une heure du temps, on est à Kindia, la route est bonne. C’est pourquoi, si on a mis un président de la République légalement élu pour sept ans, c’est nous qui devons l’accompagner. Ce n’est pas lui qui viendra nous dire : il faut laver devant ta maison, nettoyer dans ton quartier », a-t-il souligné.
Le préfet a également rappelé que la vision présidentielle, axée sur la jeunesse, les femmes et le bien-être de la population, ne peut se réaliser sans ordre et salubrité. « Il faut aller avec la propreté. Le président a dédié son mandat pour la jeunesse, pour les femmes, pour toute la population. Mais cette désignation ne peut pas aller sans la propreté. Si la population n’est pas libre dans ce qu’elle fait comme mouvement, on ne peut rien faire », a-t-il martelé.
Pour conclure, le colonel Abdourahmane Keïta a appelé les chefs de quartiers, les maires et tous les responsables locaux à intensifier la communication. « On dit aux différents chefs de quartier, aux maires, de multiplier cette information, parce que la semaine prochaine, nous allons passer à l’acte », a-t-il prévenu.
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